Politique

Economie : Vers la réforme du secteur financier guinéen

Dans le cadre des réformes pour dynamiser le secteur financier du pays, le gouvernement guinéen à travers la banque centrale de la république de Guinée vient de faire une étude d’évaluation et de diagnostic dudit secteur. L’objectif global de cette étude est de relever les raisons du dysfonctionnement du système. « Premièrement en le comparant aux pratiques sur le plan international et sous-régional et en identifiant les différents domaines prioritaires à renforcer par des recommandations à court, moyen et long terme », souligne le gouverneur de la BCRG Louceny Nabé.

 

Le secteur financier contribue efficacement à la croissance économique d’un pays.
Il y a qu’en Guinée cette fonction fait défaut dans les établissements financiers. En date du 31 décembre 2011, le secteur financier formel de la Guinée était essentiellement composé de 35 institutions en activité reparties entre le secteur bancaire (13, soit 37,1%), le secteur des assurances (9, soit 25,8%) et le secteur de la micro-finance (13, soit 37,1%). Ces établissements animent le marché en offrant des services d’intermédiaire financière classiques à travers des produits et services financiers traditionnels que sont
l’épargne, le crédit et la protection financière. Tout cet ensemble est régulé par la BCRG.

Selon le premier ministre Mohamed Saïd FOFANA, le secteur financier guinéen dans ce sens ne joue pas pleinement son rôle qui est notamment de promouvoir l’inclusion financière en donnant accès à un grand nombre des populations guinéennes des services financiers de qualité et de favoriser la réduction de la pauvreté. La présente étude répond à ces différents besoins. Des partenaires au développement eux, estiment qu’en plus de toute méthodologie admise pour cette réforme, il faut un système judiciaire efficace pour permettre la transformation structurelle de l’économie. « S’il n’y a pas des lois et des règlements qui sont appliqués, si les investisseurs ne sont pas assurés d’être dans une situation où les lois et règlements qui sont édictés par l’Assemblée nationale ne sont pas respectés. Il n’y a pas la possibilité d’un développement rapide », indique le représentant du Fonds monétaire international en Guinée Abdoul Aziz WANN.

Pour la représentante pays PNUD en Guinée Mme Mestsi MAKETA, pour que cette réforme contribue à l’accélération de la croissance économique,  elle doit produire des effets multiplicateurs dans tous les secteurs c’est-à-dire au niveau des petites et moyennes entreprises et toutes les composantes de l’économie nationale. La présente étude devra donc permettre la révision de la loi bancaire et clarifiant certaines dispositions ; et rendre effectif certains textes d’application prévus par la loi bancaire mais non encore pris et promulgués ; prévoir l’adoption d’un nouveau code des Assurances unifier et renforcer la surveillance prudentielle des assurances, mais aussi mettre en place des mécanismes pour améliorer l’environnement judiciaire : lutte contre la corruption, formation des magistrats, promotion des textes existants et sensibilisation  de tous les acteurs et mettre en place une politique et une stratégie nationale pour transformer progressivement l’économie informelle en formelle.

Mohamed Damaro CAMARA

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