Politique

Mines : le comité de pilotage de l’ITIE en œuvre dans la dissémination des rapports 2011-2012

Le comité de pilotage de l’Initiative de transparence sur les industries extractives (ITIE) a organisé une conférence de presse ce lundi 31 mars 2014 à la maison de la presse. Objectif, présenter aux hommes des médias les rapports ITIE-Guinée 2011-2012 sur les paiements effectués par les sociétés minières et les revenus perçus par les  administrations publiques au cours de ces années. Il faut noté que les normes ITIE visent à améliorer la transparence et la responsabilisation dans le secteur du pétrole, du gaz et des mines. 

 

Pour rappel, la Guinée a rejoint l’ITIE en 2005 avec un statut de pays candidat en 2007. La période d’instabilité politique qui a suivie a fait que le pays a été volontairement suspendu en 2009. Après un retour à la stabilité et à l’état de droit, il a été réintégré en tant que pays candidat en Mars 2011 et a travaillé depuis lors en vue de devenir un pays conforme de l’ITIE.  »En Août 2012, la Guinée a préparé des rapports couvrant les données de 2007 à 2010, mais a été incapable de répondre aux exigences de conformité. Le 26 Octobre 2012, le Conseil International de l’ITIE, a convenu que la Guinée avait fait des progrès significatifs dans la mise en oeuvre de l’ITIE et que la Guinée a renouvelé sa candidature pour 18 mois. Actuellement, le pays se penche sur les mesures correctives demandées par le Conseil et travaille à la validation », a clarifié, M. Guillaume Curtus, secretaire exécutif du comité de pilotage de l’ITIE-Guinée.

Poursuivant son intervention, il note que notre pays poursuit ses efforts pour espérer se conformer cette année à l’ITIE. C’est pour atteindre cet objectif que le comité de pilotage a sillonné 18 préfectures minières du pays avant d’atteindre la capitale pour disséminer  »ses » rapports et expliquer aux citoyens les tenants et les aboutissants des ressources du sous-sol que regorge le pays. 

En outre, le secretaire général du ministère des mines et de la géologie a donné une explication quant à la traçabilité des 700 millions de dollars que Rio Tinto a payé en 2011 à l’Etat guinéen. Ce montant qu’est d’ailleurs une pénalité négociée entre la Guinée et la société Rio Tinto est non remboursable. 

M. Curtus a fait savoir que 125 millions de dollars financés dans le projet du barrage hydroélectrique de Kaléta proviennent de ces fonds. Il a précisé ensuite que « 50 millions de dollars ont été utilisés pour la recapitalisation de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), une partie (non précise) a été utilisée pour l’équilibre de la balance des payements et un montant (non défini) a été utilisé pour le financement de la campagne agricole de 2011, 2012, 2013 », explique t-il après avoir dit que 200 autres millions de dollars sont logés dans un compte bloqué, dénommé  fonds spécial d’investissement.

Hors le paiement exceptionnel de Rio Tinto, les résultats des travaux de conciliation des rapports indiquent que les paiements des sociétés minières à l’Etat, déclarés après la réconciliation sont estimés à plus 1,8 milliards de francs guinéens (0,16%) contre  2,5 milliards GNF en 2012 soit (0,02%). 

Une note qui honore la Guinée pour espérer être conforme aux exigences de l’ITIE le 26 avril prochain.  

Mamadou Oury Bah

bmamadououry80@gmail.com  

622 129 768

 

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