Politique

Drame de Rogbane: Le mouvement Africain pour la défense des Droits humains dénonce une justice à deux vitesses

Le mouvement africain pour la défense des droits de l’homme et de la gouvernance (AFRIDHO) dénonce une justice à double vitesse sur la gestion du drame de la plage de Rogbane. C’était lors d’un point de presse ce mardi 26 Août 2014 à la maison commune des journalistes.

Pour Me Nouhan Traoré, président de AFRIDHO, c’est dans le cadre du suivi constant des enquêtes qu’il partage ces informations avec les journalistes. « Dépuis le drame de Rogbane le 29 juillet dernier qui a coûté la vie à 34 jeunes guinéens sans compter les dégâts materiels nous pousuivons nos enquêtes.

Nous nous réjOuissons pour la poursuite de certaines personnes concernant ce dossier et félicitons le ministre de la justice pour son combat pour le respect des droits de l’homme dans le pays », évoque-t-il.

Pour lui, les 6 personnes détenues, notamment Malick Kébé, ancien directeur l’agence guinéenne des spectacles, le chef de quartier de Taouyah, Mohamed Lamine Sylla administrateur de la plage, Habid Diallo sécretaire géneral de l’organe qui gère la plage, Moussa M’baye de Meurs Libre Prod, (structure organisatrice de cet événement, Ndlr) et Saidouba, membre des body gards chargé de la sécurité du spectacle sont placées en détention préventive constituent une justice à deux manches.

« Les personnes interpellées ont un rôle minime sur ce drame, ils ne representent qu’un petit poisson alors que les gros poissons sont entrain de vaquer quotidiennement à leurs affaires.
Il faudrait selon lui, que les autorités judiciaires prennent leur responsabilité pour inculper le gouverneur de la ville de Conakry, Soriba Sorel Camara et le président de la délégation spéciale de Ratoma et leurs adjoints afin de situer les responsabilités dans cette affaire.

« Ce n’est pas normal qu’on arrête des gens pour les mettre en prison alors que les autorités qui ont donné l’autorisation pour la tenue de ce concert en liberté
Il denonce le règne d’une justice selective, c’est-à-dire, une justice pour les plus fort et une autre pour les plus faibles.  » Dépuis l’arrestation des 6 personnes poursuivies pour homocide involontaire et abstention délictueuse entre autres, aucune autorité n’a été inquiété. Et pourtant le gouverneur de Conakry et ses adjoints et le président de la délégation spéciale de Ratoma et ses collaborateurs ne peuvent pas dire qu’ils ne sont pas au courant de ce concert qui a fait l’objet d’une grande publicité », évoque le président de AFRODHO.
Pour Me Nouhan, ces autorités ont fait preuve d’inresponsabilité, d’imprudence et de maladresse sur ce drame qui a touché tous les guinéens.
Toutes les personnes qui ont de près ou de loin liées à ce drame doivent être arrêtées et jugées. Il demande ensuite aux autorités judiciaires de proceder à des poursuites pénales contre toutes les personnes responsables de ce drame et qu’elles soient traités de la même façon.
Le président de cette ONG évoque enfin des soucis sur la façon dont les autorités priorisent le drame de Rogbane à celui de Lambandji. « Les autorités montrent une preferance du dossier de Rogbane à celui de Lambandji. En dépit qu’on ait entendu que le gouvernement s’interesse au dossier de Lambandji, aucune personne n’a été inculpé ou inquiété. Et pourtant les deux dossiers ont un lien de paternité et de parenté », précise Me Traoré Nouhan.

Mamadou Oury Bah

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Drame de Rogbane: Le mouvement Africain pour la défense des Droits humains dénonce une justice à deux vitesses

Le mouvement africain pour la défense des droits de l’homme et de la gouvernance (AFRIDHO) dénonce une justice à double vitesse sur la gestion du drame de la plage de Rogbane. C’était lors d’un point de presse ce mardi 26 Août 2014 à la maison commune des journalistes.

Pour Me Nouhan Traoré, président de AFRIDHO, c’est dans le cadre du suivi constant des enquêtes qu’il partage ces informations avec les journalistes. « Dépuis le drame de Rogbane le 29 juillet dernier qui a coûté la vie à 34 jeunes guinéens sans compter les dégâts materiels nous pousuivons nos enquêtes.

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