Politique

L’opposition républicaine demande la recomposition de la CENI

C’est ce qu’a dit l’opposition républicaine lors d’une conférence de presse qu’elle a animée ce mercredi à la maison de la presse. Pour Aboubacar Sylla, porte parole de cette opposition, les guinéens se trouvent dans une situation de blocage politique totale.

« Au moment où les accords politiques devraient être signé, le président de la République et son gouvernement réfusent d’aposer leur signature. C’est lui qui constitue le blocage aujourd’hui.

Et maintenant les comités de veille et de suivi qui devraient resulter de cet accord n’ont pas encore vu jour. Bien qu’ayant une composition politique en Guinée, la commission électorale nationale indépendante (CENI) est un organe technique qui ne doit pas s’enfermer dans un immeuble et s’appuyer sur des textes de lois pour prendre une décision. Son rôle est de faire en sorte que le fichier électorale soit transparent afin que le résultat des prochaines élections soit crédibles », explique-t-il.

Le président de l’union des forces du changement précise que la CENI a recommencer à l’accoutumée sa fuite en avant en faisant un chronogramme sans consulter les partis politiques. Et c’est une situation qui selon Aboubacar Sylla joue sur la crédibilité de notre système electorale . « Si c’est ça, nous allons être obligé de réexaminer la composition de la CENI, car on en peut plus », martèle-t-il.

Quant à Docteur Fodé Oussou Fofana, vice président de l’UFDG, il est hors de question d’accepter que cette CENI qui devrait être indépendante fasse ce qu’elle veut. « Quand nous allons commencer à manifester contre cette CENI, nous allons chasser les commissaires du 1er au dernier et c’est seulement en ce moment que M. Bakary Fofana, (président de la CENI, Ndlr) qui est entrain de prendre des décisions unilatérales saura qu’il n’est pas ce qu’il croit », précise-t-il.
Il affirme que cette commission électorale nationale indépendante sera reformer pour mettre en place une autre capable de nous envoyer à une élection, parce que ajoute-t-il, celle-ci a montrer ses limites.

Dans la même lancée, Mohamed Tall de l’UFR affirme que plusieurs conditions poussent l’opposition a demander la recomposition de l’institution organisatrice des élections en Guinée. Pour lui, il n’y a plus d’équilibre au sein de cette institution. « Le fondement de la CENI est 10 commissaires des deux côtés, (mouvance et opposition), plus 3 de la société civile et 2 de l’administration. Mais actuellement, l’opposition n’a même pas 5 représentants à la CENI », étale Mohamed Tall.

Il ajoute enfin que plus grave est que l’opposition n’a plus confiance aux commissaires de cette institution pour les communales et communautaires prochaines.

mamadou Oury Bah

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