Politique

Ebola: grève des salariés de l’hôpital de Monrovia pour plus de moyens

Au Liberia, les personnels médicaux et non médicaux du plus grand hôpital du pays, JFK de Monrovia, sont en grève et poursuivront leur mouvement jusqu’au 5 septembre. C’est ce qu’a indiqué leur syndicat NHWAL, le 2 septembre. En pleine crise liée au virus Ebola, ils réclament des augmentations de salaires et de meilleurs kits de protection. Les employés de l’unité de soins des patients Ebola ont toutefois décidé pour l’heure, de ne pas observer le mouvement de grève, mais la grogne monte.

 Soixante personnels hospitaliers sont morts au Liberia après avoir contracté le virus Ebola, selon les chiffres du syndicat des travailleurs médicaux NHWAL. Rappelons que le Liberia est le plus touché des pays d’Afrique de l’Ouest. Le dispositif pour atténuer les risques encourus par les personnes au contact des patients est insuffisant, selon le secrétaire général du syndicat, George Po Williams, qui condamne aussi l’absence de primes.
« Ils sont complètement démotivés, explique-t-il. Ils font des sacrifices pour guérir des patients qui ont contracté un virus mortel. On leur avait promis un contrat spécial, mais ils n’ont jamais vu la couleur de ce contrat. Ils sont très inquiets, car ils n’ont pas d’assurances, pas de garanties, pas d’indemnités pour les familles en cas de décès, et pas de primes de risques ».
Qualité des soins médiocre
Le traitement et les soins apportés aux patients en quarantaine laissent aussi à désirer, faute de moyens, regrette George Po Williams. Il affirme qu’« hier, un des patients qui avait faim a même fui l’hôpital pour se nourrir, il a dit qu’on ne lui donnait pas assez à manger. Le personnel de l’hôpital a dû le prendre en chasse et le ramener. Autre exemple, vous vous souvenez de l’un de nos médecins qui avait contracté le virus, il avait réclamé des multivitamines, mais l’hôpital n’en avait même pas ! », ajoute le secrétaire général du syndicat NHWAL.
Plus de moyens
Le syndicat NHWAL souhaite aussi que des bus soient affrétés pour les personnels hospitaliers, car ils sont souvent harcelés sur le chemin du travail par les policiers chargés d’appliquer le couvre-feu général en vigueur depuis quinze jours au Liberia.
RFI

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