Politique

Affaire créance Hamana-Etat guinéen : La commission interministérielle recommande la signature d’une reconnaissance de dette en faveur de l’homme d’affaires

L’Etat guinéen va-t-il payer à l’homme d’affaires Mohamed Kourouma, PDG de la société Hamana, les quelques 185 milliards et poussières qu’il lui réclame depuis 2011 ? Tout porte à le croire, à l’allure où les choses se dessinent.
L’horizon semble ainsi se dégager pour lui, du moins à en croire les conclusions du travail d’une commission interministérielle mise en place à cet effet pour tirer cette affaire au clair.
Principale recommandation de cette commission présidée par le ministre du plan, c’est celle appelant l’Etat à prendre un acte de reconnaissance de dette au profit de Hamana et conséquemment d’élaborer un échéancier de règlement.

Il faut dire que la commission dit être arrivée, après examen de ce dossier sous toutes ses coutures, à la conclusion que physiquement, le stock ou la quantité de sucre effectivement commandée par l’Etat à la société Hamana, a bel et bien été réceptionnée au port autonome de Conakry, les documents vérifiés déclarés conformes, les procédures régulières.
Mieux, l’existence de plusieurs courriers venant de différentes autorités d’alors et demandant une exonération des frais de douanes pour les quelques 21.700 tonnes métriques de sucre, importées par la société Hamana, en fait foi.
S’il en est ainsi, l’Etat devrait s’engager à rembourser à Hamana la coquette somme de plus de 185 milliards de nos francs. La commission a recommandé aussi que l’Etat s’engage à y faire face dans les meilleurs délais, pour éviter une accumulation d’agios de banque.
La commission répondait ainsi à un courrier d’explication venant du premier ministre Mohamed Saïd Fofana. Mais de nombreuses zones d’ombres existent dans ce dossier.
En effet à l’article 1 du contrat qui a été signé à l’époque entre l’Etat représenté par l’ancien ministre de l’économie et des finances, Kerfala Yansané, celui du commerce Mohamed Dorval Doumbouya à l’époque et la société Hamana, représentée par son PDG, M. Mohamed Kourouma, il existe une bizarrerie.
Une contradiction flagrante entre le nombre de tonnage métrique de sucre à importer par la société Hamana en lettres (quinze mille tonnes) et la quantité en nombre (21.700 tonnes). Tout cela mérite éclaircissement.
A suivre !
Aboubakri

 

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