Politique

Ebola: les Etats-Unis prêts à envoyer des moyens en Afrique de l’Ouest

Barack Obama veut envoyer, dans les pays touchés par l’épidémie de fièvre Ebola, des moyens militaires américains pour aider à mettre en place des quarantaines. Le président des Etats-Unis estime que la communauté internationale doit s’impliquer dans la lutte contre le virus, faute de quoi l’épidémie se répandra au-delà de la zone concernée en Afrique de l’Ouest. Pendant ce temps, en Sierra Leone, l’annonce de la mise en isolement de toute la population ne fait 0pas l’unanimité.

« A court terme, les Américains n’ont pas à craindre d’être contaminés aux Etats-Unis, car ce n’est pas une maladie qui se transmet par voies aériennes, on ne peut l’attraper que par contact avec les fluides corporels. » Interviewé par la chaîne NBC, le président américain s’est voulu rassurant pour les citoyens américains. Il a poursuivi en mettant en avant la nécessité d’une intervention de la part des Etats-Unis dans la lutte contre Ebola.
« Aujourd’hui, seule une zone limitée dans d’Afrique de l’Ouest est concernée par le problème, explique Barack Obama. Ce que j’ai dit à notre Conseil de sécurité nationale voilà deux mois déjà, c’est que nous devons en faire une priorité nationale, mettre à disposition des équipements militaires pour aider, par exemple, à organiser les mises en quarantaine avec le matériel adéquat, pour assurer la protection des équipes médicales qui viennent du monde entier. Si nous faisons cela, il faudra malgré tout des mois avant que le problème soit sous contrôle en Afrique, mais le virus n’atteindra pas nos régions. Si nous ne faisons pas cela immédiatement, et que le virus se répand, non seulement en Afrique mais dans d’autres régions du monde, le virus pourrait muter, il pourrait se transmettre plus facilement et représenterait un réel danger aux Etats-Unis. »
En Sierra Leone, les ONG critiquent le confinement à domicile
Alors que le bilan frôle les 500 morts, les autorités sierra-léonaises ont annoncé une mesure extrême : le confinement à domicile de la population entre le 19 et le 21 septembre. Trois jours, c’est d’après les autorités le temps d’incubation de la maladie. Elles entendent ainsi identifier tous les malades du pays. Mais cette mesure est très critiquée à la fois par les ONG et la population. C’est une erreur, dit Jean-Hervé Bradol, directeur d’études à Médecins sans frontières :
« La période d’incubation peut s’étendre de deux jours à vingt et un jours. Donc si le raisonnement repose sur cette théorie-là, ce n’est pas exact. Et puis une telle discipline semble assez irréaliste. On voit mal qui, en Sierra Leone, peut imposer une telle discipline, un tel moyen de couvrir le territoire et tous les foyers du pays en aussi peu de temps. Autre remarque : en Sierra Leone, comme au Liberia, les centres pour accueillir les malades sont complètement saturés, donc ils refusent des malades tous les jours. De ce point de vue, la situation est absolument dramatique, donc rabattre encore plus de malades dans des centres où il n’y a plus de place pour les accueillir, ce n’est pas une mesure très utile. »
RFI

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

To Top