Politique

Faillite de la BADAM: Les clients toujours sur le qui-vive !

Les anciens clients de la Banque Africaine pour le Développement Agricole et Minier (BADAM) ont manifesté leur colère ce jeudi 11 septembre 2014. Ils réclament à l’Etat guinéen plus de 36 milliards de francs guinéens quand cette banque est tombée en faillite en 2011. 

De la BADAM, tout près du commissariat central de Kaloum, en passant par la présidence de la République, le ministère de l’économie et des finances jusqu’à la primature, les victimes de la faillite de cette banque ont scandé des slogans comme, ‘’Payez nous notre argent ! Nous devons vivre notre vie ou encore ! On en a assez’’.

 

Pour Lansana Diawara, président de l’association des usagers des banques (l’association des victimes de la BADAM, Ndlr), celle-ci est la énième manifestation pour réclamer leur argent à la BADAM. « Il y a plus de 36 milliards de francs guinéens qui sont perdus des radars de cette banque où s’est effectué une délinquance financière qui ne dit pas son nom. Ce sont de terroristes économiques qui ont mis cette banque sous les ravins », crie-t-il. 

Pour les démarches entreprises jusque là, le président de l’AGUB souligne le cas de la justice et des plaidoyers. « Après avoir gagner le procès, la justice guinéenne a situé 3 responsabilités sur ce dossier. Premièrement, l’Etat a été condamné pour ne pas avoir libéré sa part d’action étant actionnaire à hauteur de 55%. Deuxièmement, la banque centrale de la République de Guinée (BCRG) a été condamnée, pour avoir livré à la BADAM un agrément sans qu’elle ne remplisse les conditions légales de création d’une banque. C’est-à-dire, avoir le capital minimum de 50 milliards GNF, alors que la BADAM a été créée avec moins de 10 milliards.  La troisième décision est la condamnation de la direction de la BADAM à travers Mory Kéita et Sékou Sangaré, successivement directeur général et directeur général adjoint pour détournement et faux en écriture », explique M. Diawara. 

Il ajoute que les victimes ont engagé des plaidoyers pour attirer l’attention des autorités, la BCRG, les ministères de l’économie et des finances, des droits de l’homme, de la justice pour leur dire que leur situation devient de plus en plus délétère dans le pays.

Lansana Diawara souligne que la loi bancaire est claire sur ce sujet. Quand une banque est en faillite, l’Etat doit prendre ses responsabilités en prenant dans le capital social de l’entreprise pour rembourser les clients. Et c’est ce qui a selon lui, manqué à la BADAM. 

Le Président de l’AGUB indique que toutes ces démarches étaient que les autorités remboursent l’intégralité des clients. Lansana Diawara souligne que les autorités leur demande de faire preuve de patience. Les victimes n’ont pas du tout l’intention de baisser les bras, précise-t-il. « On ne peut pas vivre d’air, mais du pain. Donc, nous avons besoin de vivre notre vie. Nous  irons jusqu’au bout. Nous allons continuer les manifestations jusqu’à l’obtention de gain de cause ». 

Le président de l’AGUB dénonce enfin un mépris de la part des autorités qui selon lui minimise l’affaire. « Nous n’allons pas nous laisser intimidé et nous irons jusqu’au bout et dans la légalité. Parce que ça c’est une violation flagrante des lois en la matière et c’est une honte pour le peuple de Guinée », dénonce-t-il. 

Mamadou Oury Bah 

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Faillite de la BADAM: Les clients toujours sur le qui-vive !

Les anciens clients de la Banque Africaine pour le Développement Agricole et Minier (BADAM) ont manifesté leur colère ce jeudi 11 septembre 2014. Ils réclament à l’Etat guinéen plus de 36 milliards de francs guinéens quand cette banque est tombée en faillite en 2011. 

De la BADAM, tout près du commissariat central de Kaloum, en passant par la présidence de la République, le ministère de l’économie et des finances jusqu’à la primature, les victimes de la faillite de cette banque ont scandé des slogans comme, ‘’Payez nous notre argent ! Nous devons vivre notre vie ou encore ! On en a assez’’.

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