Politique

Colonel Boukari Keita à mosaiqueguinee « Avec tout ce qui est fait par le Pr Alpha Condé au Fouta, on peut grignoter sur l’électorat de cette région… »

L’ancien préfet de Guéckédou et de Madiana, actuellement chef de cabinet au gouvernorat de Mamou, s’est confié à notre reporter. Dans cette interview, il est revenu sans dire grand-chose, sur ce qui s’est passé à Guéckédou, puis il estime qu’à juste raison, au regard de tout ce qui est en train d’être fait au Fouta, par le président Alpha Condé, le parti au pouvoir devrait pouvoir grignoter dans l’électorat de cette région, bastion consolidé de l’UFDG. Lisez plutôt !
Mosaiqueguinee : Qui vous êtes ? Présentez-vous.
Boukari : je me nomme Aboubacar KEITA communément appelé Boukari. Je suis militaire de carrière, diplômé de l’université guinéenne en sociologie.
-Depuis très longtemps nous avons souhaité vous rencontrer mais, je crois que vous n’en n’aviez pas la volonté, pourquoi ?
– Comme je l’ai dit plus haut, je suis un militaire de carrière et ce statut me fait beaucoup observer, écouter mais parler moins.

-Vous avez été préfet à Gueckédou et à Mandiana, dites-nous ce qui s’est passé d’abord à Gueckédou, ensuite pourquoi vous n’avez pas duré à Mandiana ?
-Je vous avoue que moi je suis un fervent croyant bien que militaire. J’ai été nommé préfet à Gueckédou en 2007, c’est en fin 2012 que les problèmes sont tombés sous le prétexte que le préfet refuse que les jeunes partent à la Makona. Sachant que je suis croyant, je ne donne aucune justification. Ce qui s’est passé si on est musulman ou chrétien, Dieu est là et témoin de tout. Mais, sachez déjà qu’en 2012 je faisais partie des militaires qui devaient faire valoir leurs droits à la retraite mais malgré tout, j’ai été reconduit en 2013 préfet à Mandiana par son excellence Monsieur le président de la République. A mon humble avis, retraité que j’étais devenu, je pouvais être définitivement débarqué.
-Nous avons appris que votre défunt père a été un fondateur du parti RPG à Kouroussa, vous le certifiez ?
-Cela n’engage que ceux qui vous l’on dit. Quant à moi, je sais que mon père a toujours défendu la ligne politique du Pr. Alpha Condé et soutenu fermement le parti RPG à Kouroussa même au prix de sa vie.
-Nous appris que vous vous attendiez à une nomination au poste de gouverneur, qu’en dites-vous ?
-Comme je suis un Guinéen, je pouvais avoir de l’espoir, mais en retenant surtout que je suis un fonctionnaire à la retraite et le seul pouvoir, discrétionnaire du Président pouvait me faire bénéficiez de cet avantage.
-Vous êtes présentement chef de cabinet au gouvernorat de Mamou, qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur le rapport entre le pouvoir qui vous a nommé et les populations de cette région ?
-Sachez une bonne fois pour toute que moi je suis un administrateur territorial, la politique est loin de mon problème surtout que maintenant le socle de l’administration territoriale repose fondamentalement sur le développement. Mais, je reconnais en toute sincérité que les populations apprécient très fortement ce qu’on est en train de faire dans la région par rapport au 56ème anniversaire de l’indépendance.
-Revenons à Gueckédou pour en savoir mieux. Que s’est-il réellement passé ?
-Je reviens encore pour dire que mon statut d’administrateur territorial ne me permet point d’en parler. Car, tout ce qui s’est passé à Gueckédou est politique. Déjà, d’autres m’ont précédé à la télévision.
-Pensez-vous en fonction du temps que vous avez mis au Fouta que le Pr. Alpha Condé peut battre El Cellou Dalein Diallo sur son propre terrain en 2015 ?
-Cette question je vous la retourne pour que vous la posiez à un administrateur territorial en fonction en Haute Guinée, si là-bas Cellou Dalein Diallo peut battre le Président Alpha Condé. Ce que je sais, avec tout ce qui est fait au Fouta par le Pr. Alpha Condé, on peut fortement grignoter sur l’électorat.
-Quel est le message que vous adressez au Président de la République et à travers lui, au peuple de Guinée toute entière ?
-Je remercie son excellence Monsieur le Président de la République pour m’avoir maintenu dans la structure administrative de l’Etat malgré mon statut de retraité un peu comme contractuel. Aussi, j’admire son courage et son silence bien qu’il soit parfois attaqué par l’opposition ou certaines presses. Je lui demande de continuer à travailler dans le silence sur de nombreux chantiers déjà ouverts en Guinée. Quant aux Guinéens, je leur demande de pouvoir faire la part des choses, ne pas s’accrocher à l’ethnocentrisme, mais plutôt au résultat concret produit et au meilleur programme de société élaboré et appuyer par une paix durable.
Interview réalisée par Mohamed Fofana

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