Politique

A Guéckédou, on refuse la fatalité « J’ai perdu des amis, j’en ai perdus deux ou trois ».

Pour Pierre, comme pour tous les habitants de Guéckédou, il y a un avant et un après Ebola. La maladie a tué et la peur est toujours présente.
Pourtant les responsables multiplient les campagnes de sensibilisation, chacun à son niveau. Abla Ibari est pharmacien et il répond inlassablement chaque jour aux inquiétudes de ses clients : « Généralement, ils veulent savoir comment se comporter ? Comment la maladie se propage ? Par rapport à ça, nous leur conseillons l’hygiène individuelle stricte. Nous leur demandons, à la moindre chose, s’ils ont une toute petite maladie,  de se déclarer. »
 
Sâa Jacques Léno, maire de Guéckédou tente de faire revivre sa cité malgré les difficultés économiques créées par la maladie. Mais surtout il demande aux Guinéens de ne pas stigmatiser les habitants de la Guinée forestière : « Ce n’est pas tout le monde qui est atteint d’Ebola. Nous sommes tous à Guéckédou et nous vivons ici depuis qu’Ebola a commencé. Nous sommes là et nous n’avons pas été atteints. Donc nous demandons aux gens de Conakry de ne pas stigmatiser les populations de Guéckédou ou de la forêt, mais de les recevoir comme leurs parents. »
Mercredi, le grand marché hebdomadaire regorgeait de clients, de commerçants et de produits. Le maire y voit un signe d’optimisme.
 
Bah Sékou 

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