Politique

Passeport : Faute d’électricité, les services de la police de l’air et des frontières au chômage depuis plusieurs jours

La question qui taraude les esprits dans les différents services de la PAF (Police de l’Air et des Frontières), à Coléah, s’occupant du traitement des demandes de passeports et de la confection de ces derniers, c’est à quand ils se remettront au travail, pour faire face à la montagne de dossiers sous lesquels ils croulent.
Pas une goutte de lumière depuis le milieu de la semaine qui s’achève, les travailleurs de tous les services participant à la confection des nouveaux passeports biométriques, en sont restés à tourner leurs pouces. Sous le regard inquisiteur mais impuissant des demandeurs massés aux quatre coins de la cour du ministère de la sécurité, bondée de monde.

En cause, un sérieux problème d’alimentation de ces services et de tout le département de tutelle, en électricité. Celle fournie par EDG étant rare comme un merle blanc, les groupes dont disposait le ministère dirigé par El Hadj Madiffing Diané, étant aussi amortis, avachis, jusqu’à ce trou noir, c’est un groupe électrogène personnel que le Directeur Général de la police nationale, Mohamed Garhé, avait prêté au département, qui tournait et faisait fonctionner tous les services.
Mais « le problème, c’est que ce groupe ne supporte pas toutes les charges qu’on veut lui porter. Vous vous imaginez tout ce bâtiment, avec les climatiseurs, les ventilos, les ordis, bref tous ces appareillages…alors même que tous les services ne fonctionnent pas, seuls les services de la DCPAF travaillent réellement, au bout du compte, ce groupe aussi a lâché », nous a confié un travailleur du ministère.
A la question de savoir, pourquoi au ministère de la sécurité, on ne songe pas à passer à un système d’alimentation basé sur le solaire ? Notre interlocuteur, nous a répondu, amer : « Madiffing est vieux, il ne comprend rien à de telles choses, c’est pourtant la solution, la moins coûteuse… ».
En attendant un nouveau groupe électrogène qui aurait été commandé et dont l’arrivée serait imminente, les services de la DCPAF sont au chômage, et avec, tout un département.
22 mille passeports biométriques ont déjà été confectionnés et délivrés, à raison de 500 mille francs, l’unité. Ne faut-il pas penser à une ristourne, si petite soit-elle à ces services, leur permettant d’être équiper conséquemment ?
Aboubakri

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