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Guéckédou : Bras de fer entre un groupe de jeunes et des occupants d’un domaine que réclame l’EDG

Depuis quelques jours, la tension est vive au quartier Macenta Koura, secteur Energie, dans la préfecture de Guéckédou. Selon nos informations, c’est un conflit domanial  qui oppose un groupe de jeunes à des occupants d’un domaine que réclame l’EDG (Electricité De Guinée) pour y installer un groupe pour la fourniture de l’électricité.

Joint au téléphone par notre rédaction, Ibrahima Kamano, qui se présente comme porte-parole des jeunes de Guéckédou, accuse les autorités de soutenir les occupants dans l’illégalité. «Lors d’une réunion le 18 janvier dernier, monsieur le Préfet a dit que le domaine litigieux appartient au gouvernement, mais les gens l’ont occupé anarchiquement. A cause de 12 familles, qui l’occupent, la population ne peut être privée de l’électricité. Le lendemain, les jeunes se sont mobilisés sur le site, nous avons commencé à démolir l’ancien bâtiment de l’EDG pour dire aux occupants qu’ils ne doivent pas rester. Après cela, le Préfet a ordonné au commandant de l’escadron mobile qui a déployé des agents sur le lieu pour nous empêcher, d’accéder, tout en protégeant les occupants», décrit-il.

Egalement joint au téléphone par Mosaiqueguinee.com, Mamady Wagué, un des occupants, dit tout à fait le contraire. Selon lui, ce domaine leur avait été légalement vendu par l’Etat depuis au début du régime Conté. «Ce domaine dont il s’agit, l’Etat l’avait vendu depuis dans les années 85 – 86 avec un arrêté du Ministre Banna Sidibé. A l’époque, c’était une brousse. Lors de la réunion avec le Préfet, il nous a demandé chacun de présenter les papiers (EDG et nous). Après étude, l’habitat a trouvé que nos dossiers sont légaux et ainsi le préfet a dit qu’en tant qu’administrateur, il n’a pas le droit de casser les bâtiments de citoyens légalement installés, qu’il va se référer à son ministre de tutelle. Du coup, les autres se sont fâchés et ont dit qu’ils vont casser nos maisons. Effectivement, le lendemain, ils ont commencé à casser. C’est à la suite de cela que le préfet a autorisé les forces de l’ordre de venir sécuriser les lieux. Le préfet avait même dit à l’entrepreneur que s’il met un sac de ciment sur ce domaine, il est perdant car c’est l’Etat qui a légalement vendu cette parcelle», nous déclaré Wagué Mamady.

Mamadou S

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