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Le maire, un expert proche de sa commune (Par Kabinet Fofana, politologue)

Des élections communales, la Guinée n’en a pas connues depuis 2005. C’est seulement en faveur de la transition politique de 2008 que la question a connu un regain d’intérêt chez les acteurs intermédiaires de la société civile, des médias et surtout des acteurs politiques.

Celles-ci devaient se tenir dans la foulée de la série d’élections programmées dans le cadre de la mise en place des institutions politiques et démocratiques de  la Guinée.

La dynamique de l’organisation des municipales, a été fortement mise en avant pendant les accords politiques du 12 octobre qui donnaient ces élections pour février 2017. Elles sont l’actualité politique majeure.

Parmi les expressions et les mots qui ont été les plus mentionnés dans les médias depuis la présidentielle dernière, se trouvent en bonne place  les suites de mots élections communales, délégations spéciales et  accords politiques.

La prégnance de ces expressions dans les infos et leur rémanence dans les discours politiques, révèle de l’importance que les acteurs accordent à ces  élections de proximité.

L’importance du rôle de la commune dans la vie des citoyens est très majoritairement affirmée de nos jours par les populations des communes, pour répondre à leurs besoins de tous les jours (accès à l’eau, l’école, la santé, les marchés ou l’hygiène publique par exemple, elles comptent en grande partie sur le maire.

Le profil du maire ayant un niveau instructif important, travailleur, compétent, actif et connaissant parfaitement les problèmes de la commune, est un souhait que les populations idéalisent, ainsi que leur participation aux affaires publiques de la commune.

Ce type de positionnement n’est pas étranger au  fait que les populations ont le sentiment que leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Ce raisonnement découle logiquement de leur quotidien et les difficultés auxquelles elles sont confrontées, notamment sur la  question relative au profil souhaité du futur maire. Cette préférence des acteurs est à mettre en rapport avec les conditions concrètes de leur existence  telles que les lancinantes questions de la précarité des conditions de vie, le chômage, de l’insécurité de l’école et des infrastructures.

Cette préoccupation des populations, en cohérence avec les compétences des collectivités locales telles qu’édictées par le code des collectivités locales, donne de larges pouvoirs aux pouvoirs à la base qui contraste avec l’inertie des maires et des élus locaux sur  les sujets prioritaires des populations.  Ils souhaitent un maire qui pourrait relever ces défis.

De même, cette tendance se traduit également dans  les motivations de vote essentiellement inspirées par un vote jeune, nombre trouvent compétents et capables les jeunes.

Par ailleurs, la proximité du maire avec les citoyens de la commune, son expertise managériale à se confondre à eux est un facteur non des moindres qu’il faille mettre en avant.

De ce point de vue, on comprend aisément que les candidats des formations politiques et les candidats indépendants, devront impérativement être choisis au sein des communautés, ce qui,  à coups surs, réduirait les abstentions d’une part et d’autre cela coïnciderait avec les aspirations des populations.
Kabinet Fofana,

Politologue

 

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