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Cadres sans modestie : le Cas Ben Youssouf Keita

Lors d’une conférence de presse tenue le mois dernier, des avocats ont fustigé la bi-nationalité, selon eux, de l’actuel ministre de la Justice, Me Cheick Sako. Ils estiment que ce représentant de l’Etat guinéen pourrait être confronté à un conflit d’intérêt entre son pays d’origine et sa deuxième nationalité.

Ce sentiment d’indignation est assez répandu au sein de la société guinéenne. Nombreux sont ceux qui fustigent l’occupation des différentes structures de l’Etat par des bi-nationaux, dont la plupart nous viennent principalement du pays de l’ancien colonisateur Français.   

Ben Youssouf Keita, député à l’Assemblée nationale et membre de l’UFDG, principal parti d’opposition, fait partie de la catégorie de cadres revenus au pays pour occuper des postes importants. Grâce à la politique, devenue le moyen le plus facile pour accéder à des hautes responsabilités en Guinée, il s’est retrouvé membre de la commission Santé à l’Assemblée Nationale.

Parler de soi, sans modestie parfois,  c’est l’un des dénominateurs communs de ces compatriotes revenus de leur aventure.  «Sans difficulté, j’ai été pris comme médecin chirurgien à l’hôpital Saint-Antoine de paris, sans difficultés… J’avais un excellent salaire», s’est vanté ce député face à des professionnels de santé et des étudiants à l’occasion d’une cérémonie officielle organisée ce jeudi à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

Souvent, ces cadres s’emploient à faire croire à ceux qui les écoutent, que seul l’amour de la patrie est la raison de leur come back. «Par patriotisme, j’ai abandonné pour venir et je me suis engagé en politique pour avoir un impact sur la politique sanitaire de la république de Guinée», a argumenté le député.

Si certains parmi eux veulent moins parler de ce qu’ils ont été, d’autres ont soif d’occasions leur permettant de raconter leur vie devant leurs compatriotes.

Alors que la cérémonie devait prendre fin, l’honorable député a repris le micro et voulu montrer qu’il est bon Guinéen en traduisant son discours fait en français, dans différentes langues nationales notamment le Sousou, le Maninka et le poular  devant des étudiants et des enseignant-chercheurs.

Thierno Amadou M’Bonet Camara

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