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Mamou : poursuivie par son mari 2 mois après leur mariage, Aïssatou doit rembourser tous les frais

Comme annoncé dans un précédent article de Mosaiqueguinee.Com,  une jeune dame retenue en garde à vue pendant 3 jours  à la gendarmerie départementale de Mamou, suite à une plainte de son époux qui exige d’elle le remboursement de la totalité des dépenses qu’il a effectuées à l’occasion de leur mariage.

Mme Assiatou Bah, c’est le nom de cette jeune marchande ambulante qui a accepté de convoler en justes noces avec Djibril Barry, il y a de cela deux (2) mois.

Après le mariage religieux célébré dans le quartier poudrière, commune urbaine de Mamou, il était question que le couple aille à Béréko (village du mari) pour juste une semaine. A en croire la jeune mariée qui s’est confiée à notre rédaction locale,  tout a commencé quand elle a proposé à son mari de venir vivre à Mamou ville, afin qu’elle puisse continuer son commerce.

«Après le mariage, les parents ont dit d’aller faire une semaine au village. Mais malheureusement, je suis restée là-bas mois  avec mon mari durant deux mois. Durant ces deux mois, je n’arrivais pas à manger ce qui était préparé. On utilisait un cube Maggi pour trois à quatre repas. C’est alors que j’ai demandé de revenir en ville, comme convenu. Une fois en ville, mon mari et moi avions trouvé une chambre à 50.000 francs guinéens par mois, je lui ai dit de payer 30.000 et que moi  je payerais les 20.000 GNF afin qu’on reste ensemble», a-t-elle expliqué.

«Quelques jours  après son départ pour le village, il (le mari NDLR) est revenu porter plainte contre moi à la gendarmerie, exigeant de moi le remboursement de tout ce qu’il a dépensé, à commencer par  ce qui a été préparé le jour du mariage. Quand je suis arrivée à la gendarmerie, on m’a dit que le tout s’élève à 3 millions 500 mille francs guinéens et  20 complets de tissus. Le gendarme qui était chargé du dossier du nom de Djoubaté, m’a dit que non seulement je dois rembourser cet argent, mais aussi payer 500 mille francs guinéens pour quitter là-bas, à défaut, je ferais six mois de prison», a-t-elle ajouté.

A en croire Assiatou Bah, six complets sur les vingt, plus les valises ont été déjà remboursés  et  un engagement a été pris par sa famille pour déposer le reste d’ici le 1er juillet.Il faut dire qu’après 3 jours de garde à vue, la jeune épouse a été libérée grâce à une manifestation des femmes de son quartier mercredi dernier devant les locaux de  la gendarmerie.

Ya t-il une loi qui autorise ce genre de pratique après que le mariage ait été consommé ?

Alpha Mamoudou Barry, Mamou pour Mosaiqueguinee.com.

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