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1er tour des législatives en France : Vers une vague de la République en marche ?

Après les élections présidentielles, nouvelle journée capitale pour le paysage politique en France. Dimanche marque le premier tour des élections législatives en France qui, selon les sondages, devraient permettre au nouveau président centriste Emmanuel Macron d’obtenir une large majorité à l’Assemblée nationale.

Les partis traditionnels de gauche et de droite craignent d’être balayés à l’issue du second tour prévu le 18 juin.

C’est un chiffre qui témoigne de l’ampleur du renouvellement à venir : plus d’un tiers des députés sortants ne se représentent pas. Parmi ces 200 élus, pour moitié issus du Parti socialiste, certains ont choisi de passer la main pour laisser la place à la nouvelle génération.

C’est notamment le cas des communistes Alain Bocquet et François Asensi, élus depuis 1978 ; des socialistes Claude Bartolone, Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault et des députés de droite Bernard Accoyer, Luc Chatel ou encore Patrick Balkany.

Autre phénomène : de jeunes parlementaires ont choisi de ne pas briguer un second mandat. Ils se disent déçus par la fonction parlementaire. La lassitude donc, mais aussi le souhait de s’éviter une humiliation électorale.

La soif de renouvellement des Français est bien là. Mais à côté de ça, il y a aussi de nombreux départs contraints, car la loi sur le non-cumul des mandats votée en 2014 s’applique pour la première fois lors de ce scrutin. Désormais, il n’est plus possible pour un parlementaire d’exercer une fonction exécutive locale. Ainsi, les élus républicains Laurent Wauquiez et Jean-François Copé quittent l’Assemblée pour conserver leurs mandats locaux, tout comme les socialistes Carole Delga et Alain Rousset.

 

Une assemblée moins expérimentée

La nouvelle Assemblée sera donc moins expérimentée et sans doute plus féminine. Certes, la parité ne sera pas respectée, mais la décision en 2014 de doubler les pénalités financières pour les partis qui ne respectaient pas ladite parité les a quelque peu contraints à agir en conséquence.

Mais le candidat type est encore et toujours le plus souvent un homme : six candidats sur 10, la lanterne rouge étant Les Républicains (LR) avec 39% seulement de femmes. La domination aussi, c’est un classique, des salariés, cadres et professions libérales. Se présentent seulement environ 5% d’ouvriers et 5% de sans profession. L’âge moyen des candidats reste élevé, presque 49 ans et ça n’a rien d’un progrès. En 1997 il était de 42 ans.

Six ministres jouent leur présence politique sur ce quinquennat. Ils devront tous quitter le gouvernement en cas de défaite. Et six anciens candidats à la présidentielle sont en lice : Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, François Asselineau, Nathalie Arthaud. Seul le socialiste est député sortant, ce qui ne l’empêche pas d’être menacé.

Enfin, c’est un record depuis 15 ans : presque 14 candidats en moyenne pour un siège. 577 au total dont 11 pour les Français établis à l’étranger.

Avec RFI et lepoint.fr

 

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