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Opinion/Gouvernance Lonagui, « du grand nimporte quoi » : Violation délibérée et en permanence de la loi de travail par le DG préjudiciant une partie du Personnel (Deuxième partie)

La preuve supplémentaire à ce mépris de la Loi du Travail dans notre pays, c’est l’empêchement d’accéder à son bureau que fait subir le DG au Directeur Administratif et Financier (DAF)

Le DG indique avoir licencié le DAF, soit ; le licenciement en tant que tel n’est pas interdit, il obéit cependant à des procédures dans un Etat de droit, en commençant par respecter les clauses statutaires de l’entreprise prévues dans ce cadre, ce qui n’a pas été fait, ces clauses en la matière ayant été allègrement violées !

On a ainsi du mal à comprendre que le DG en soit arrivé à un empêchement du DAF d’accéder à son bureau en installant un système de badge à l’entrée principale de la Lonagui en mars 2017 (système de badge qui est une bonne chose au demeurant et qui aurait dû être installé depuis longtemps, et non de façon opportuniste par rapport à une situation donnée), alors que la Loi existe, et si le licenciement a été fait selon les formes légales, le volet coercitif de la Loi suffit amplement, si besoin en était nécessaire, pour interdire à un employé licencié de mettre pied dans l’entreprise d’où il a été licencié !

Depuis ce système de badge, le DAF n’arrive plus à accéder à son bureau comme il le faisait malgré son «licenciement» depuis octobre 2016 : où se trouve la Loi dans ce licenciement arbitraire ! Un autre coup de force du DG intervient dans l’ouverture de la porte du bureau du DAF en ce mois de mai 2017 sans la présence de l’intéressé, car depuis l’empêchement, cette porte demeurait fermée, et une telle ouverture en défonçant la serrure du bureau du DAF, en accédant donc à ses effets en son absence, cela interpelle, d’autant plus qu’on ne dispose d’aucun motif sérieux de licenciement !

C’est quand même un DAF qu’on dit avoir licencié, et quand on sait la conception qua le DG du détournement financier par exemple et que ne partage pas le DAF, on demeure interrogateur sur les motivations réelles de ce coup de force sous forme de licenciement alors que la Loi permet de trancher correctement ce genre de situation ! Mais sans doute le DG se sent-il investi d’un pouvoir absolu de licenciement sans avoir à en rendre compte, puisqu’il menace régulièrement des employés de licenciement sans aucun motif objectif, surtout qu’il a muselé ces derniers privés ainsi d’organisation syndicale qui aurait pourtant dû être, par ailleurs, une force de propositions dans l’intérêt de la Lonagui!

On peut continuer à être interrogateur sur les motivations réelles du DG, sur un autre plan, celui des revenus des employés : seront-ils passibles de la jurisprudence Lonagui sur les détournements ?

Une demi-année de blocage de catégories de revenus

Un peu partout dans le monde, le parcours professionnel des employés est souvent jalonné de catégories de revenus venant, en sanction positive, s’adjoindre aux revenus salariaux, ce qui aurait dû être le cas de la Lonagui depuis décembre 2016. Cependant, le DG tarde à verser ces catégories de revenus en alléguant chaque fois de propos invraisemblables faisant douter de sa volonté réelle à assurer les paiements concernés. Ses derniers propos allégués reviennent en effet à conclure que 2 Ministres de la République ne savent pas qu’une Economie est faite d’entités diverses aux réalités différentes dans la productivité, le rendement, le marché, etc., dès lors qu’il est prêté à ces Ministres une analyse unanimiste des différentes branches de l’Economie faisant qu’il doit y avoir un alignement strict dans le niveau de ces différents paramètres au sein de toutes les entreprises du pays !

De ce fait, toute sanction positive revenant à telle entreprise doit être généralisée à toutes les autres ou alors rien du tout pour tout le monde ! Ces 2 Ministres ne sauraient donc pas que dans une Economie, il y a des conventions collectives différentes les unes des autres, par exemple celles de la santé, des banques et finances, du secteur minier, etc., ayant toutes leurs servitudes et leurs avantages : ces 2 Ministres ne le sauraient donc pas !!! Le DG de demander alors aux employés de ne pas faire du bruit et de le laisser régler cette affaire ! N’y a-t-il pas là des motifs sérieux de douter de cette démarche préconisée, eu égard d’une part à la jurisprudence «non détournement» servie par le DG aux employés, et d’autre part à cette période écoulée de 6 mois déjà sans attribution de ces sanctions positives dont aucune justification sérieuse n’est à ce jour venue étayer le non règlement en dehors de la volonté ferme du DG de ne pas s’exécuter ! Au demeurant, ce refus délibéré est de nature à entraver, un tant soit peu, la performance de la politique de développement de notre pays menée par le Président de la République. Combien de fois en effet n’a-t-on pas entendu dire, par exemple, que tel pays a un taux de croissance à 2 chiffres et que pourtant des catégories de sa population se plaignent de ne pas ressentir cette performance !

En réalité, une telle performance doit se ressentir notamment dans le pouvoir d’achat, ce qui justifie dans différents pays de ce monde le passage de la notion «SMIG» (Salaire Minimum Garanti) à la notion «SMIC» (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance), la croissance étant retenue ici comme un critère de revalorisation du salaire, et de ce fait la performance du taux de croissance sera mieux à même d’être ressentie par les populations. C’est donc une faute, de la part du DG, que de refuser délibérément de revaloriser les salaires des employés depuis plus de 5 ans maintenant alors que la situation le permet, l’absence de grille de salaires étant d’ailleurs significative de ce refus délibéré où les salaires sont attribués à la tête du client, mais aussi une faute que de refuser, à ce jour, de payer les sanctions positives revenant aux employés. L’entrave, un tant soit peu, dans la politique de développement de notre pays, se retrouve aussi dans cette action de promotion maladroitement menée, car ne reposant sur aucune réalité, censée au final attirer des Investisseurs dans notre pays.

Promotion Lonagui virant en réalité à une image de marque écornée de notre pays

Le DG a participé le 5 décembre 2016 à un reportage de la télévision guinéenne intitulé «Investir en Guinée», émission visant, selon son intitulé, à faire la promotion d’une entreprise installée en Guinée et à attirer par là des Investisseurs à travers la réussite de l’entreprise passant en plateau. Cependant, pour des Investisseurs avisés, le fait de prendre des libertés avec les faits est aussitôt décelé, et le côté dommageable, c’est quand ces Investisseurs vont juger notre pays à travers un tel Dirigeant d’une entreprise d’Etat, en estimant soit quil ny a pas de sérieux, soit qu’il y a des blocages dans le parcours d’investissement d’une entreprise qui viendrait à s’installer en Guinée, toutes choses refrénant leurs envies d’investir chez nous.

Le DG de la Lonagui est en effet intervenu pour parler, entre autres, de transparence retrouvée dans les jeux, et dans ce cadre, il dit que la LONAGUI, dès que les moyens le permettront, va se doter d’outils pour intégrer le système de données des Opérateurs en vue d’un meilleur suivi, (d’où un meilleur contrôle). Le DG dit aussi, concernant la fraude, que la Lonagui va se déployer dans les régions et estime cette fraude à 2 milliards de FG. Face à ce discours, un Investisseur va d’emblée se demander pourquoi, pour 2 des piliers dune réussite des activités de la Lonagui, à savoir la transparence et la lutte contre la fraude, le DG les met au futur, en disant « nous allons… » →alors qu’on en est à notre 5e année de gestion depuis juin 2012 (ce que tout Investisseur intéressé a les moyens de savoir)!

Par ailleurs, lier la mise en place d’un système de suivi des données des Opérateurs à une obtention de moyens par la LONAGUI, n’est-ce pas paradoxal dès lors que le DG parle lui-même de la bonne santé financière de la Lonagui disposant de plus d1 dizaine de milliards FG en banque selon ses propos dans l’émission !

Qu’attendre donc dans ce cas pour procéder aux investissements nécessaires, eu égard à leur importance sur la rentabilité de la Lonagui ! Un Investisseur rationnel va donc soit douter de la véracité des propos, soit croire à l’existence de pesanteurs dans le parcours d’investissement.

Si l’Investisseur mène des investigations, il achèvera d’être convaincu du manque de sérieux des propos du DG en se rendant compte de l’existence a minima de système informatique en intranet à la Lonagui alors qu’on parle ici d’un système informatique plus sophistiqué de connexion sur les données des Opérateurs de jeux : Qui ne peut le moins peut-il le plus ! De façon collatérale, cela est même de nature à jeter le discrédit sur les activités des braves Opérateurs de jeux, comme cela apparaît dans un article de février 2017 sur le site «aminata» incriminant un Opérateur économique, sans que la Lonagui n’ait réagi pour contrer de telles insinuations. Mais la transparence n’est pas ici à un seul volet, celui entre la Lonagui et les Opérateurs, il y a aussi le volet transparence au sein même de la Lonagui. Ainsi l’Investisseur rationnel et menant des investigations va se demander comment on peut parler de transparence si c’est seulement le DG qui détient la signature, doù met seul en mouvement l’argent de la Lonagui, sans aucune explication à qui que ce soit, dans l’opacité la plus totale ! Enfin, le DG dit que la Lonagui marche tellement bien qu’un Camerounais l’a appelé pour demander la parité FG/FCFA, en vue de venir jouer en Guinée ! On a du mal à croire qu’un Camerounais, dont le pays a un système de Loterie qui n’est pas moins performant que la LONAGUI, dont le marché à recettes en FCFA n’est pas moins important que la LONAGUI, quitte son pays en délaissant sa Loterie pour venir jouer sur la Lonagui alors que l’obtention de gain est incertaine ! On aurait mieux compris que ce Camerounais quitte son pays pour venir spéculer par exemple sur la monnaie guinéenne, en toute connaissance de cause sur les cours monétaires, en étant certain dy gagner, ce qui va justifier son voyage sur la Guinée. En réalité, ce cas Camerounais donné par le DG est illustratif des contrevérités débitées tout au long du reportage et on voit bien qu’aucun Investisseur rationnel ne viendra sur cette base investir en Guinée!

Cela est d’autant plus vrai que les motivations des Investisseurs sur un pays donné passent par une analyse PESTEL permettant de mesurer les risques et les opportunités pouvant se présenter à eux. C’est une analyse structurante sur la vision globale de l’environnement du pays visé, mettant en exergue six grands vecteurs qui forment son acronyme : Politique, Economique, Socioculturel, Technologique, Ecologique et Légal. Ce n’est pas pour rien que des Chefs d’Etat dirigent eux-mêmes leurs délégations dans de grands sommets comme celui de Davos en Suisse où ils sont les mieux appropriés pour rassurer les Investisseurs sur ces grands vecteurs. Pour autant, même si l’Investisseur passe par une analyse PESTEL, une prestation télévisuelle de ce genre d’un Dirigeant d’une entreprise d’Etat pourrait logiquement le faire renoncer d’emblée  à son désir d’investissement : et voilà qu’un Dirigeant d’une entreprise d’Etat pourrait contribuer un tant soit peu à décourager d’éventuels Investisseurs qui auraient suivi cette émission sur notre télévision nationale, amoindrissant de ce fait, un tant soit peu, notamment les opportunités de créations demplois dont ont besoin nos demandeurs d’emploi !

On est cependant fondé à se demander comment une telle gouvernance solitaire et autoritariste prospère jusqu’à présent alors qu’un Conseil d’Administration a été nommé il y a de cela 1 an, surtout que la mise en place d’une gouvernance correspondant aux normes d’un Etat de droit était inhérente à leurs conditions de nomination ! Y a-t-il défaillance objective ou complicité délibérée au détriment au moins des employés !

Ibrahima Sory KEÏTA

Employé Lonagui

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