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La torture demeure une réalité en Guinée : constats et recommandations d’un consortium d’ONG

Après trois ans de travail sur le terrain, sur des questions de torture à l’intérieur du pays, quatre organisations guinéennes de défense des droits de l’Homme (ASF-Guinée, CIP, EDG et MDT), en collaboration avec l’ACAT, ont présenté leur rapport ce lundi 3 juillet 2017.

Le document rendu public à l’occasion d’une conférence de presse organisée à cet effet  à Conakry, fait état de plusieurs cas de torture et de mauvais traitements commis en Guinée entre 2010 et 2013. Dans ce rapport intitulé «Guinée : violations des droits de l’Homme en région-prévalence de l’impunité et désarroi des victimes et leurs familles», ces organisations ont axé leur travail sur cinq cas de violation.

  • L’atteinte à l’intégrité physique et la détention illégale de deux jeunes (une fille et un garçon) accusés de vol d’or à Mandiana, en juin 2013;
  • La détention arbitraire de 5 responsables d’une association dans le cadre d’un conflit opposant les populations de Lola et une société minière en mars 2012 ;
  • L’atteinte à la vie d’un ex-responsable des jeunes d’un quartier de Lola en novembre 2011 ; Atteinte à l’intégrité physique et arrestation arbitraire d’un conducteur de taxi-moto à Labé, en octobre 2011 ;  
  • Et enfin l’atteinte contre l’intégrité physique et à la vie d’un chauffeur bastonné au barrage de Dabola, en janvier 2010.

En termes de recommandations, ces défenseurs des droits de l’Homme n’ont pas manqué de plaider pour la ratification du protocole facultatif à la convention contre la torture et les peines ou traitements cruels afin d’instituer un mécanisme national de prévention de la torture.

Elles ont aussi demandé de créer un mécanisme indépendant de surveillance des lieux de détentions ;

  • Doter de moyens nécessaires pour organiser des visites et inspections programmées et inopinées de tous les lieux de détentions ;
  • Veiller à ce que toute personne placée en détention soit incarcérée dans un lieu officiellement destiné à cet usage et que ses proches et avocats reçoivent immédiatement les renseignements exacts de son arrestation ;
  • Veiller à ce que toute personne placée en détention puisse entrer en contact avec sa famille, un avocat, un médecin et régulièrement pendant sa détention.

Mamadou Sagnane & Mamadou Saidou Gaya Diallo

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