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Contribution : La Guinée, pays de paradoxes (Par Ibrahima Diallo, acteur de la société civile)

Un pays où les habitants qui ont en commun la même patrie, le même drapeau et la même devise, mais qui vivent dans une crise de confiance très profonde et se méfient ainsi les uns des autres ;

Un pays où l’incivisme a atteint son paroxysme au point qu’il est en train de devenir comme un mode de vie ;

Un pays où la jeunesse est réduite  en un engin roulant par les acteurs politiques dont  seuls eux détiennent la direction ;

Un pays où tout le monde est taxé d’appartenir à une formation politique ; même les imams et prêtres n’échappent à ce jugement;

Un pays où le mensonge, l’émotion et les préjugés prennent le dessus sur la raison ou influencent le raisonnement des citoyens;

Un pays où la corruption semble devenir une vertu ou  un culte, puisque ceux qui le vivent se complaisent, ceux qui le voient se taisent, ceux qui entendent se cachent ; rares sont ceux qui osent dénoncer, par peur de prendre une balle dans la tête;

Un pays où la fonction politique et administrative devient une immunité contre toute poursuite judiciaire même en cas de crime ;

Un pays où L’impunité est devenue monnaie courante à tel point que les citoyens se rendent  eux-mêmes justice ;

Un pays où le contribuable n’est  jamais informé de la destination de sa contribution;

Un pays où l’élite est contrainte de s’effacer sur la scène publique pour laisser exclusivement cette place aux politiciens dont la plupart sont médiocres;

Un pays où la morale est absente dans le comportement des acteurs politiques ;

Un pays où il est difficile  pour la jeunesse de trouver une référence, un modèle au sein de la classe dirigeante;

Un pays où la jeunesse au lieu de se battre pour ses droits  à la formation, pour trouver un emploi productif en vue d’être autonome et pour jouer pleinement son rôle pour le développement de la Guinée, est plutôt  déterminée à accompagner les acteurs politiques dans leur combat pour accéder ou pour garder le pouvoir ;

Appel à l’éveil des consciences et à l’action :

Guinéens et Guinéennes,

Ce pays est un bien commun à nous tous, nous ne devons pas perte cette culture de bien commun. Car le bien commun demande que chacun s’en sente responsable, il nécessite également qu’au nom de tous, des personnes soient choisies sur la base de leur compétence et probité morale afin de gérer dans l’intérêt général du pays et de sa population.

Cette gestion exige  de ces personnes une entière abnégation, chacune cherchant à réaliser le bien des autres comme si c’était le sien.

Le bien commun exige aussi des règles à respecter par tous, c’est n’est pas la règle de chacun pour soi, mais de chacun pour tous qui doit nous guider dans la gestion de notre bien commun (la Guinée).

Il est donc temps pour la jeunesse,  puisqu’il s’agit de son avenir, de l’avenir de notre pays d’œuvrer pour le développement, la tolérance et la compréhension mutuelles; car comme le disait Pape François : « ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise ». Notre force, la force de notre combat pour le développement de la Guinée, la justice pour tous, l’emploi  et le bien être réside dans notre union.

A nos gouvernants, l’amour de notre pays et les conditions de vie précaires de sa population doit vous conduire à un changement d’attitude et de comportement dans la gouvernance et la gestion de la chose publique pour le bonheur de la Guinée et des Guinéens.

Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens, amen !

 

Par Ibrahima DIALLO

Acteur de la société civile Guinéenne

Pdhguinee2011@gmail.com

622302930

 

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