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Code électoral amendé : La procédure législative devant conduire à sa promulgation, mise à l’index

Censée constituer une étape importante de franchie dans la mise en œuvre de l’accord politique du 12 octobre 2016, et destinée à envoyer un signal fort à une opposition à nouveau grondeuse, la promulgation le jeudi 27 juillet par le président Alpha Condé du code électoral amendé, adopté en Février par l’Assemblée nationale, pourrait plutôt devenir une nouvelle source de tensions, du moins, de polémiques politiques dans le pays.

En cause, la procédure législative, devant précéder la promulgation du texte. Procédure, jugée biaisée, viciée, par une frange de l’opposition guinéenne.

Au lendemain de la publication du décret pris par le président Alpha Condé, le FAD, le Front politique mené par Aboubacar Sylla, est monté au créneau, pour dénoncer la voie choisie par le gouvernement pour intégrer au texte, les amodiations exigées par la Cour Constitutionnelle dans son arrêt 023 du 6 juillet dernier.

Le FAD, estime qu’en la matière, la procédure aurait voulu qu’une session extraordinaire du parlement, soit convoquée dans les plus brefs délais, à l’effet de procéder aux amendements demandés par la Cour.

Toutefois, en lieu et place, le gouvernement a plutôt opté pour un raccourci, en passant par la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Dans une déclaration transmise à mosaiqueguinee, le FAD, pointe une ‘’violation grave du sacro-saint principe de séparation des pouvoirs, consacrée par la constitution’’.

Le FAD, soutient qu’à cause du fait que l’Arrêt de la Cour Constitutionnelle, incriminait plusieurs dispositions du code électoral ainsi révisé, celui-ci devait être renvoyé en seconde lecture à une session extraordinaire du parlement, qui pouvait être convoquée au plus tard le 05 Août prochain, estime cette alliance.

Pour terminer, l’alliance de cinq partis d’opposition, déplore que pour des ‘’considérations inavouées’’ et pour ‘’gagner une semaine’’, le Chef de l’Etat soit conduit, nous citons, à ‘’une violation grave de notre constitution et un affaiblissement de l’institution parlementaire’’.

Comment le Gouvernement, l’UFDG et le RPG-Arc-en-ciel, qui font chorus autour de ce code, vont-ils réagir à ces dénonciations du FAD ? C’est toute la question !

Ça risque de branler dans le manche !

Bouba

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