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Interdiction des taxi-motos à Kaloum : immersion dans les locaux du commissariat spécial de la sécurité routière

Depuis l’interdiction de la circulation des taxi-motos à Kaloum, suite à l’enregistrement d’un taux très élevé d’accidents,  les conducteurs d’engins à deux roues qui se font attraper par les agents de la police routière dans cette commune, vivent un véritable calvaire.

Même ceux qui conduisent des motos à usage personnel, ne sont pas épargnés parfois.

Quant au montant qu’il faut verser à la police pour reprendre son engin, il varie en fonction des « négociations ». 

Dans les locaux du Commissariat Spécial de la Sécurité Routière de Kaloum, où un reporter de Mosaiqueguinee.com a fait immersion cette semaine, c’est un véritable casse-tête pour les conducteurs de motos qui se font choper.

Les agents de la police routière de la commune demandent entre 110 et 220 mille francs guinéens aux propriétaires d’engins arraisonnés. Selon des informations obtenues sur place, les 110 mille c’est pour un arrangement, une fois qu’un reçu est coupé, la personne paye 220 mille. A la rentrée du commissariat, certaines victimes que nous avons rencontrées, n’ont pas manqué d’expliquer leur quotidien.

«Je m’appelle Mohamed Kaba, étudiant. Ce matin j’étais venu déposer la belle sœur d’une des mes voisines à Boulbinet. A mon retour, arrivé au carrefour Manquepas, deux (2) policiers sont venus vers moi, la première chose qu’ils m’ont demandée c’est  la clef de la moto. Quand je leur ai demandé le motif, ils m’ont dit qu’ils m’expliqueraient ça après. Ils m’ont amené ici au commissariat avec ma moto en me disant que c’est interdit par un décret. Je viens de leur dire que la mienne n’est pas un taxi-moto, mais ils disent que si j’attends jusqu’à 15 heures, ils vont me donner un reçu pour que  je paye 220.000 francs guinéens», a confié ce conducteur.

«Moi je suis conducteur de taxi-moto. Ce n’est pas la première fois qu’on m’attrape comme ça, c’est la quatrième fois. Chaque jour, on fait ce jeu de cache-cache avec les policiers ici. La première fois ils m’ont fait payer 110 mille, la deuxième fois 100 mille, la troisième fois 90 mille, tout ça sans reçu. Ils nous fatiguent vraiment ici. Je suis là depuis 8h et voici il est 12h passé », nous explique Boubacar Bah conducteur de taxi-moto.

Toutes nos tentatives de nous entretenir avec les mis en cause, sont restées en vain.

Mamadou Sagnane 

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