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Environnement : la guerre à l’incinération de pneus usés au marché central de Mamou

Alors que les associations de protection de l’environnement alertent régulièrement sur les dangers de la pollution de l’air, l’incinération de déchets prend une proportion inquiétante dans la commune urbaine de Mamou. Plusieurs jeunes font de cette pratique une activité génératrice de revenu. Si certains le font par simple ignorance des risques, d’autres le font juste pour satisfaire certains de leurs besoins.

Conscient du danger lié à la dégradation de la qualité de l’air respiré, l’administrateur du grand marché de Mamou a, depuis quelques jours, interdit à travers un communiqué radiodiffusé, toute incinération de pneus usés ou autres déchets dans la commune urbaine. Cette action est d’ailleurs soutenue par toutes les autorités de la ville.

«C’est pour le bien être de la population de Mamou, que nous avons pris cette initiative, parce que tout le monde se plaignait de ça. La fumée qui se dégage de ces pneus n’est pas bonne pour la respiration», a expliqué Amadou Sidibé à notre correspondant dans le cadre de ce reportage.

Mais malgré cette interdiction, certains individus s’entêtent et continuent à brûler les pneus en catimini dans l’ancienne gare ferroviaire de Mamou.

«Avant-hier (lundi) on a pris un enfant sur les lieux, on lui a déposé à la police. Hier encore on a pris un autre», ajoute-t-il.

Un des ces jeunes interpellés justifie leur pratique par le manque de moyens financiers.

«Nous brûlons les pneus c’est pour récupérer les fils métalliques  que nous vendons aux femmes. Elles s’en servent pour la cuisine», argue-t-il.

Selon des spécialistes, l’air constitue le premier élément nécessaire à la vie. Chaque jour, 15 000 litres d’air  transitent par nos voies respiratoires.

Un reportage d’Alpha Mamoudou Barry, pour Mosaiqueguinee.com.

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