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Audits à la FEGUIFOOT : ça parle, ça grésille, on s’agite…les opportunistes à l’affût, s’en saisissent

Depuis bientôt deux mois, la publication des résultats d’audit de la gestion antérieure à la Féguifoot, est l’info qui fait raffut dans les milieux du football, et au-delà d’ailleurs, à cause de la place de choix qu’occupe cette discipline dans le pays.

On en parle de partout, on en parle encore au point de lasser l’opinion, avec parfois, des spéculations fallacieuses et tendancieuses qui frisent de l’acharnement, et   qui font douter de la sincérité et du bien-fondé de l’action menée, qui est pourtant, en toute évidence, l’expression de la volonté d’une gestion transparente de la chose publique.

Pour parler de ces audits à la Feguifoot, une rhétorique du moment, imposée à l’actualité, tous les acteurs du football sont unanimes sur la noblesse de l’action, pour l’avoir réclamée de vive voix.

Les résultats qui la sanctionnent, devraient à coup sûr, départagé ceux qui ont soutenu que les précédents dirigeants du football, ont manqué de sérieux dans leur gestion, et ces mêmes dirigeants qui continuent à vanter leur gestion.

On apprend des spécialistes, que l’audit est un processus d’analyse de l’entreprise, de ses finances ou de son fonctionnement. Ces mêmes spécialistes nous disent, qu’Il vise à s’assurer de la conformité des documents, des pratiques des systèmes informatiques… aux règles de procédures couramment utilisées. Et de conclure, que l’audit permet de savoir si les procédures de gestion sont-elles-sûres ?

D’après les informations qui suintent à dessein de certains milieux sans doute, agités, mais pas loin de l’épicentre du milieu des voix autorisées, il se dit, que le rapport révèle des entorses à maints endroits, faites aux bonnes mœurs de gestion par les dirigeants de la période auditée.

C’est la période qui circonscrit les deux dernières années de règne de Salifou Camara SuperV, c’est-à-dire, qui se situe entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2015.

On apprend aussi par les mêmes canaux, que le maitre absolu était le Président de la feguifoot d’alors, qui aurait tout ordonné, même des ordres manifestement illégaux, et qu’il aurait tout visé au finish.

Que dire de plus, que recherche-t-on, si on connait le principal coupable, a en croire ces colporteurs précoces du contenu d’un document qui est pourtant gardé loin du monde agité jusqu’au jour où il sera décidé, de le mettre officiellement sur la place publique.

Le plus ahurissant, c’est qu’on veut faire de ces audits un phénomène nouveau exceptionnel.  Et pourtant, depuis toujours, les rapports financiers dits à l’époque, certifiés par des cabinets d’audits indépendants, aussi annoncés crédibles, ont toujours été votés à la majorité des membres statutaires à l’occasion des congrès.

Les périodes dont la gestion est aujourd’hui mise en cause, ont connu des votes très favorables de ces rapports financiers élaborés par les dirigeants d’alors.

Ces votants ont survécu aux vicissitudes et détiennent aujourd’hui le cordon des plus grandes décisions.  Que dire de ceux-ci, à l’intention de ceux qui savent bien distribuer des points et situer les responsabilités ?

Le Président de la Feguifoot, qui se trouve face à une situation qui pourrait faire voler en éclat la dynamique en cours au sein de cette grande association nationale de football, a l’obligation de se placer au juste milieu, pour ne pas prêter le flanc aux règlements de compte futiles.

Antonio a aussi l’obligation de perpétuer la culture de reddition des comptes dans le but de moraliser la gestion des instances, pas à travers la routine du genre d’audits, qui nous a laissé perplexe.
Alpha Diallo

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