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Tabaski/Niagassola : Occasion unique dans l’année pour sortir le Sosso Bala, un rituel bien unique 

Balafon de Soumaoro Kanté

La Tabaski, moment de grandes réjouissances, c’est aussi l’occasion, la seule dans l’année, qui est offerte, pour sortir le vieux balafon de Soumaoro Kanté.

A Niagassola où ce mythique instrument est conservé, cela donne lieu à tout un rituel avec à la clé un dispositif de sécurité qui est un cas d’école.

Voici 815 ans depuis que le Sosso Bala, classé au patrimoine mondial par l’UNESCO, existe.

Sa sécurité, a de tout le temps, préoccupé de génération en génération, au sein de la famille Kouyaté, détentrice du balafon.

Les Kouyaté, rappellent d’ailleurs que cette problématique engage tous les noms de famille Mandingue, qui ont participé à la récupération du balafon lors de la bataille de Kirina.

A Niagossola, cela est de coutume, au quotidien, les chasseurs s’attroupent dès la tombée de la nuit. Un rassemblement pour préparer la patrouille nocturne dans le village.

L’opération consiste à monter la garde autour de la case qui abrite le balafon de Soumaoro.  Elle se déroule toute l’année et implique jusqu’à 40 chasseurs simbo, qui ne ferment pas l’œil de la nuit : « nous le gardons parce que c’est un balafon qui n’appartient pas qu’à la Guinée. Pour le prendre, il faut tuer d’abord tuer tous les simbo du village… », déclare le chef de ce bataillon spécial, Mamadi Keita.

Selon la légende, au temps de Soumaoro, la première sentinelle qui veillait sur le balafon, était un épervier.

De nos jours, quand le Sosso Bala doit être déplacé d’un point à un autre, un dispositif sécuritaire est formé autour d’un rituel.

Ce dispositif doit empêcher que quelqu’un passe devant la personne qui porte le balafon.

Ci-dessous, quelques images de cette cérémonie :

Karim

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