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Crise de Boké : «Nous n’avons aucun droit de s’attaquer aux biens publics », dixit Sékou Nana Sylla

Sekou Nana Sylla, membre de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel, condamne la tournure violente qu’ont prise les manifestations de Boké.  «Ma tristesse est très grande en parlant de cette situation. Parce qu’en toute sincérité le désordre qui y existe aujourd’hui ne peut réjouir aucun patriote guinéen», dit-il.

«Vu le potentiel minier de cette préfecture et l’existence effective de grandes sociétés qui exploitent les ressources dans cette zone, il est totalement injuste de constater que les populations de Boké n’ont pas d’électricité et d’autres services sociaux de base. C’est tout à fait juste que les populations de Boké manifestent pour demander aux autorités de leur ville l’amélioration de leurs conditions de vie à travers l’accès à certains services sociaux de base, notamment cette histoire d‘électricité qui est sans doute un droit pour tout le peuple de Guinée », ajoute-t-il.

Ce droit, dira notre interlocuteur, est légitime. Mais  ce qui est inacceptable, poursuit-il, c’est la tournure des évènements. 

«Boké était l’une des préfectures les moins dotées en matière d’infrastructures. Il a fallu l’arrivée du Président Alpha Condé au pouvoir pour doter Boké de certaines infrastructures administratives et sociales à travers la délocalisation des fêtes d’indépendance.  Pourtant, les biens calcinés il ne s’agit pas de biens du Président Alpha Condé, c’est l’argent du contribuable guinéen. Il n’y a donc aucune raison qui justifie ces destructions qui sont d’une autre époque. Il faudrait qu’on sache revendiquer, nous n’avons aucun droit de s’attaquer aux biens publics», déclare Sékou Nana Sylla.

Au cours de cette interview, Sékou Nana Sylla a condamné la réaction de certains opposants, qui ont exprimé leur soutien aux manifestants de Boké.

«Il y a des leaders politiques qui ont tenu une conférence et proclamé  leur solidarité à ce  qui se passe dans cette ville. Ils ont demandé le retrait des forces de l’ordre des rues de Boké… Nous sommes dans une République dont Boké fait partie.

C’est une  chose qui est anti-républicaine, ce n’est pas parce que les populations ont le droit de réclamer de l’électricité qu’ils peuvent demander à sacrifier le rôle régalien de l’Etat et il n’y a aucune raison qui peut justifier cette demande», martèle Sékou Nana, de la cellule de communication RPG AEC.

Alhassane Djigué

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