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Lamarana Bah, Président de la jeunesse de Kamsar : « les forces de l’ordre doivent jouer leur rôle, on est infiltré par des loubards»

Depuis le weekend dernier, l’effet contagion des remous sociaux de Boké, a atteint Kamsar village.   Tout comme ceux de leur capitale de région, les jeunes de cette sous-préfecture réclament la fourniture régulière de leur localité en courant électrique.

L’implication des personnalités administratives dont le directeur des impôts, Makissa, le directeur général adjoint de l’ANAIM, les autorités locales, auprès  de la CBG, a permis le retour du courant dans les foyers  à régime de tour, en attendant l’application d’autres engagements pris par cette société à court terme , nous rassure-t-on, afin de régler définitivement ce problème.    

Malgré ce geste, qui dénote de la volonté des autorités à trouver une solution apaisée au problème posé, des jeunes refusent de quitter la rue. Leur Président, Lamara Bah, ivre de colère contre ces jeunes qu’ils qualifient d’infiltrés et de loubards, se défoule :

«Le directeur des impôts est venu faire baisser la tension qui était montée d’un cran. Il nous a réuni pour nous sensibiliser et puis il s’est impliqué pour ramener le courant. Mais le problème c’est qu’on est infiltré. Des jeunes loubards sont restés dans la rue la nuit pour voler les gens. Ils disent que tous les foyers n’ont pas le courant en même temps. Ils ont été rejoints par les femmes dans la rue. Entre temps le directeur général adjoint de l’ANAIN aussi est arrivé. Ils m’ont appelé avec le directeur de la CBG. J’ai aussi appelé tous les jeunes et les femmes. Ils nous ont dit que la capacité de la centrale ne peut satisfaire tout le village en même temps en courant. Ils ont pris l’engagement de faire venir des groupes d’ici à un mois, comme ça, nous a-t-on dit, on aura tous, ensemble, le courant de 19h à 07h au lieu de 19h à 01h comme c’est le cas maintenant. Tout le monde était content, les femmes et ces jeunes ont alors décidé de quitter la rue. Mais malheureusement, ces mêmes jeunes loubards, pour quelle raison, ont continué à vandaliser les boutiques, voler les gens et bloquer la circulation, empêcher la citerne de la société de ravitailler la centrale. Plusieurs fois, j’ai pris des jeunes pour cortéger la citerne afin qu’elle puisse ravitailler la centrale. Mais j’ai trouvé que c’est dangereux pour la sécurité des jeunes, car un loubard peut mettre le feu et puis… donc j’ai dit aux autorités de dire aux forces de l’ordre, de prendre leurs responsabilités pour dégager ces loubards. Parce que, à mon avis, attaquer les motos, les véhicules et les marchandises, n’est pas une réclamation… »  

Comme le constatent et regrettent presque tous les guinéens, l’autorité de l’Etat, absente, doit s’imposer, pour rétablir la sérénité.

ML Cissé

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