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Aboubacar Makhissa Camara à Kamsar : Le sens d’une intervention éminemment fiscale, qui n’avait rien de politique (Entourage)

Quand les recettes fiscales minières s’effondrent, les objectifs budgétaires sont hypothéqués, les impôts s’en préoccupent et s’engagent forcement.

Pendant plus d’une semaine, le centre urbain de Boké et des localités environnantes relevant de sa circonscription, ont connu leurs pires moments de troubles.

La desserte régulière du courant était la principale réclamation des populations de cette zone minière.

Comme le dit Albert Camus : «Ce n’est pas la révolte en elle-même qui est noble, mais ce qu’elle exige ».  Des guinéens de partout, de toute obédience politique, et même des voix les plus autorisées au sommet de l’Etat, ont alors logiquement exprimé leur solidarité aux réclamations exprimées.

En guinée malheureusement, les gens en font dans la démesure, parce que nourris par la propension de l’utopie qui leur est vendue par des opportunistes aux aguets.  Des manifestants dévoient alors innocemment la bonne démarche, pour imposer la violence comme mode de règlement par excellence de leurs réclamations.

Face à un Etat, dont la réaction à répondre favorablement à ces réclamations  est souvent postérieure aux soulèvements, on estime à maints endroits, qu’il faut passer alors par cette voie pour se faire entendre. La région de Boké, s’y est essayée à deux reprises ces derniers temps. Le bilan est très lourd.

On détruit tout ce qu’on réclame à l’Etat. Egalement, on asphyxie financièrement le même Etat à ne pas lui permettre de satisfaire la demande sociale pressante. Quel paradoxe !!! La bêtise persiste, et l’ignorance inconsciente s’exprime.

Au delà des morts d’hommes à regretter, le dégât matériel est important. Les caisses de l’Etat ont aussi pris un gros coup. Des milliards de francs guineens perdus.

Cette perte est liée à la baisse des recettes dans cette zone. Ces recettes sont mobilisées grâce à la taxe minière à l’exportation. Autant la quantité de tonnes de bauxite, exportées, est grande, les recettes qui y sont proportionnelles, sont tout aussi grandes.

Perdre plus de 20 milliards GNF en un mois, est sans doute, la conséquence logique des manifestations qui ont sérieusement impacté la production et l’exportation de la société SMB installée dans le nid de la contestation.  

Etant l’un des plus concernés par la disette vicieuse qui guettait les caisses de l’Etat, le patron de l’administration fiscale, qui a une obligation de résultats, s’est rendu dans ces localités atteintes par la contestation.

Makissa y a apporté du sien pour contenir des conséquences beaucoup plus regrettables.

Il a fait don de soi, comme bien d’autres personnes, avec des meetings de sensibilisation qu’il a organisés sur le terrain à l’endroit de la jeunesse qui était dans la rue.

La force de ces messages teintés de vérités et de conscientisation, a dissuadé beaucoup de manifestants qui ont, à cet effet, renoncé à la violence ; ce qui a donc amenuisé considérablement les conséquences d’un soulèvement, qui auraient pu être plus désastreuses à tout point de vue.

Ce geste du Directeur national des impôts, qui est d’une grande portée et qui se traduit aussi par sa volonté à appuyer les efforts de l’Etat à faire revenir le calme dans une zone économiquement importante, devrait lui   valoir tous les compliments, que de critiques futiles et farfelues de la part des envieux qui ne se lassent pas de vouloir lui régler des comptes pour ces résultats qui le placent au cœur des discours affectueux de sa hiérarchie.

 

Entourage

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