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Cosa/Après l’enterrement des militants de l’opposition : Des hors-la loi s’invitent dans les échauffourées en faisant usage d’armes à feu

 Des échauffourées ont éclaté cet après-midi à Cosa, commune de Ratoma, dans la haute banlieue de Conakry, entre les forces de l’ordre qui y étaient déployées et des jeunes de retour de l’enterrement des deux victimes de la manifestation du 20 septembre, au cimetière de Bambéto.  

Ce carrefour, jusqu’à ce moment-ci, bondé de monde surtout à ces heures de pointe, à la descente des travailleurs de leur service, a été aussitôt déserté quand les manifestants agacés et révoltés par la présence des hommes en noir, ont commencé à jeter des cailloux contre ces derniers puis bruler des pneus.

Cette scène, pour les habitants de ce quartier et environnants, n’est nullement étrange : «On est habitué à ça ici, surtout avec l’enterrement des deux jeunes tués lors des dernières manifestations, nous savions que cela allait arriver», disait un homme qui transpirait à grosses gouttes de sueur  et qui cherchait à s’échapper pour rejoindre très rapidement sa maison.

De cet échange de gaz lacrymogène des forces de l’ordre contre des jets de pierres par les jeunes manifestants, ont retenti des coups de feu. Il était exactement 14h 35, quand cette détonation qu’on pensait pouvoir raisonner du coté des forces de sécurité, a bien été entendue ailleurs.

C’était du coté d’un groupe de jeunes, venus de Nassouroulaye, regroupés au niveau des rails qui se trouvent en partance vers petits Simbaya, a bien constaté notre reporter qui était présent sur les lieux.

Ce fût de la débandade totale. Mais jusque-là, quand notre reporter quittait les lieux, les autres citoyens étaient épargnés. Ils demandaient d’ailleurs à de de dégager, comme pour dire que leurs cibles restent les agents de sécurité.

Ils fonçaient vers les mêmes agents de la sécurité qui ont à cet effet replié jusque derrière le rompt-point.

Avec l’escalade des violences verbales, notamment dans le camp des « victimes », qui estiment que rien n’est fait pour arrêter les auteurs des assassinats de leurs militants, l’intensification des manifestations, dans cette condition, pourrait laisser des séquelles dramatiques.

Mohamed

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