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Décès de bébés prématurés à l’Institut de nutrition et de santé : Ibrahim Diallo relate comment il a perdu sa fille

Le 21 septembre dernier, au moins six (6) bébés nés prématurément ont trouvé la mort à l’institut de nutrition et de santé, logé dans la cours de l’hôpital Donka.

Ibrahim Diallo, chauffeur de son état, y a perdu son bébé. Selon lui, c’est une coupure d’électricité qui est à l’origine de cet autre  drame.

« Le mardi 19 septembre, à 1h du matin, je suis arrivé à Donka avec ma femme et notre bébé (une fille)  née prématurément. Un docteur du nom de Jean, m’a demandé de payer 70 mille francs guinéens. Il y avait un autre qui s’appelle Major, qui m’a demandé à son tour de payer 80 mille pour le lit. Le lendemain, la nuit, j’ai demandé à Major s’il y avait du carburant dans le groupe, il m’a dit qu’il y en avait suffisamment pour tenir en cas de coupure d’électricité. Quelques temps après, le courant est parti. J’ai dit à Major de mettre le groupe en marche. Il m’a répondu qu’il n’y a pas de carburant. C’est ainsi qu’il m’a dit que ce sont les parents des bébés qui contribuent pour acheter du carburant. Aux environs de minuit, mon enfant est décédé faute de courant pouvant acheminer l’oxygène dans son organisme. Quand je quittais là-bas, j’ai compté au total six (6) bébés qui ont trouvé la mort. Je lance un appel à l’Etat de nous aider à avoir plusieurs centres de nutrition dans le pays. Puisque ce que j’ai vu à Donka, c’est déplorable et honteux », dit-il.

Contacté par téléphone par notre rédaction, le directeur de l’Institut de nutrition et de santé de Donka Dr Ibrahima Kalil Koné a reconnu de cas de décès. Mais il réfute la thèse selon laquelle ces morts sont liées à une coupure d’électricité.

Mamadou Sagnane

 

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