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Journée Mondiale du Tourisme : Zoom sur la plage de Takonko

Le monde célèbre ce  mercredi 27 septembre 2017, la journée internationale du tourisme. En Guinée, la valorisation du potentiel touristique et la promotion du tourisme intérieur tant dans la capitale qu’à l’intérieur du pays, laissent à désirer. La plupart des  plages de la capitale guinéenne, autrefois des lieux de réjouissance et sources de revenus pour des dizaines de nationaux et d’étrangers, sont abandonnées.

C’est le cas de la plage de Takonko,  située dans la commune Ratoma.  Depuis plus de trois  ans maintenant, elle a été fermée suite à une décision du l’ancien gouverneur de la ville de Conakry, feu Soriba Sorel  Camara.

Interrogé par une équipe de reporters de Mosiqueguinne.com, le chef de secteur de Ratoma-Bonfi, Fodé Bangoura, n’a pas caché son amertume de voir cette plage demeurer dans cette situation.

«Nos enfants qui travaillaient,  qui étaient vraiment préoccupés  par la propreté de cette plage, gagnaient leurs gains quotidiens. Mais aujourd’hui,  je suis consterné parce que cette plage n’a plus son visage d’hier», a déclaré Fodé Bangoura.

Notre interlocuteur a également signalé que la plage de  Takonko était propre, abritait des spectacles qui rapportaient de l’argent aux organisateurs

«Avec cette plage, chaque jeune  gagnait un peu,  Il n’y avait pas de problème de banditisme à leur niveau.  Aujourd’hui, ilfaut voir comment les jeunes souffrent et comment la plage est sale. Vous n’allez pas croire que celle-ci était fonctionnelle», s’est indigné  Fodé Bangoura.

Profitant de cet entretien, ce responsable local a appelé les autorités guinéennes  à entreprendre des actions allant dans le sens de l’aménagement et de la réouverture de ces plages.  « Pour ne pas que les enfants restent assis sans rien faire », dit-il.

Au mois de décembre dernier, l’actuel gouverneur de la ville de Conakry, Mathurin Bangoura, avait annoncé une réouverture imminente des plages. Dix mois après, elles restent toujours fermées au public et sont de plus en plus envahies par des ordures.

Hassane Kolié & Marly Sall

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