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Le 28 septembre : une date qui divise les Guinéens (Micro-trottoir )

Autrefois en Guinée,  la date du 28 septembre rappelait uniquement le vote qui a permis d’’accéder à l’indépendance nationale. En 2009, à l’occasion d’une manifestation politique,  un massacre a eu lieu au stade du 28 septembre. Depuis lors, le 28 septembre  rappelle une facette noire de l’histoire de la Guinée. Au point que  cette date divise profondément l’opinion publique.

Mamadou Aliou BAH et  Fanta Béreté, sont respectivement chauffeur et diplômée en communication d’entreprise. Tous les deux préfèrent la célébration de la date du 28 septembre 2009.

«Moi je dirais que c’est la date du 28 septembre 2009 qui doit être célébrée. C’est cet événement qui m’a beaucoup plus marqué. Ce jour, des citoyens ont souffert au stade du 28 septembre. Certains ont même trouvé la mort, d’autres ont disparu. Des femmes ont été aussi violées», confie Mamadou Aliou Bah.

«C’est  le massacre du 28 septembre 2009 qui m’a beaucoup marquée. Car c’était la première fois que cela se passe en Guinée. Profondément, ça m’a touché. Il y a des enfants qui ont perdu la vie, des femmes qui ont été violée, il y a même des corps qui n’ont pas été retrouvés. Je pense que c’est une date qui doit toujours revenir dans la tête, qui doit réveiller même nos sens», déclare Fanta Bérété.

«Pour moi c’est le 28 septembre 1958, parce que là c’est une histoire. C’est notre histoire en tant que Guinéens, parce que sincèrement nous avons décidé de dire  non à la France. Dire non à la France, c’est dire oui à l’indépendance», a déclaré pour sa part, Mamadou Kossa Camara, diplômé en communication.

Contrairement aux autres, Abdoul Aziz Baldé, comptable à la Société Minière de Boké (SMB ), soutient que tous ces deux événements sont importants dans l’histoire du pays.

«Ces deux événements méritent d’être fêtés à la fois. Parce que le 28 septembre 1958, c’est une date qui a donné l’indépendance aux guinéens. Le 28 septembre 2009, c’est aussi une date où on  a eu des victimes de viols, de tueries… Ces deux événements sont très importants», conclut-il.

A noter que le gouvernement guinéen n’a officiellement célébré aucune de ces deux dates.

 

Marly Sal l& Kanté Mariam.

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