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Bantama Sow, corrigé : «Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons pas d’opposition armée en Guinée» dixit le Président de l’INIDH

Dr Mamadi Kaba, président de l’INIDH

Lors de la dernière assemblée générale du parti au pouvoir, Bantama Sow, ministre en charge de la Culture, a rendu le  chef de file de l’opposition responsable de la mort de plus de 80 militants lors de manifestations politiques.

Face à un parterre de journalistes ce dimanche, dans les locaux de Mosaiqueguinee.com, le Président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH), a pris le contre-pied des affirmations de Bantama.

«Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons pas d’opposition armée en Guinée. La mort de quatre-vingt et quelques personnes  dans les rangs de l’opposition dont une très bonne partie par balles, ne peut être de la responsabilité de l’opposition. Ce n’est pas possible, c’est même absurde ! Il est important que des enquêtes permettent d’identifier les auteurs et qu’ils soient jugés conformément à la loi. Tant que l’Etat ne met pas la main sur les coupables, il reste et demeure  le seul coupable des morts. Ceux qui détiennent officiellement des armes sont des agents de l’Etat», a déclaré Dr Mamadi Kaba.

«Si vous êtes aujourd’hui dans une position de force, cela ne restera pas éternellement.  Si vous êtes parti au pouvoir, vous deviendrez demain parti d’opposition. Chaque responsable du parti au pouvoir doit  mesurer les mots qu’il prononce, en sachant que celui à qui est adressé votre discours, peut se retrouver à votre place demain», a ajouté le président de l’INIDH.

S’adressant à la classe politique dans son ensemble, Dr Mamadi Kaba invitera  les uns et les autres à relever davantage le niveau du débat.  «J’encourage tous les hommes politiques guinéens à faire preuve de retenue, à avoir un discours décent, à se respecter mutuellement et à éviter de rabaisser le niveau du débat politique. Nous avons besoin d’un débat politique serein et responsable, qui fait progresser la démocratie et les droits humains», dit-il.

Lorsque vous venez voir quelqu’un qui a perdu son fils pour lui dire qu’il en est responsable, explique Mamadi Kaba, vous infligez à cette personne une douleur plus aiguë  que la perte de son fils.

A suivre

Thierno Amadou M’Bonet Camara

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