Une salle pleine de cadres issus de l’administration, de maîtres des centres et académies d’apprentissage, de apprenants et des diplômés de n’ko et de proches de la famille Kanté Solomana, ont pris d’assaut la salle Sory Kandia Kouyaté du centre culturel franco-guinéen, ce dimanche, à l’occasion du trentième anniversaire de la mort du savant guinéen, inventeur de l’écriture n’ko.
Au lendemain d’une infériorisation de l’Afrique par le Journaliste Libanais, dès lors le n’ko naquit.
D’une simple fondation, le n’ko a ébranlé plusieurs, de 1949 à nos jours et devient universel. Interrogé par la rédaction de mosaiqueguinee.com, Ibrahima Kanté, fils aîné de feu Kanté Solomana Kanté, nous informe davantage sur le progrès qu’a connu cette écriture : « De nos jours, on se rend compte que le n’ko est devenu universel, aujourd’hui on enseigne le n’ko dans dix universités africaines, européennes et américaines. Nous avons procédé au lancement dU n’ko à l’université Harvard aux États-Unis en 2013 et, c’est la plus grande université du monde
En Guinée ici, il a été instauré en 2016 à l’université Kofi Annan. Parce que lui a créé le département à cette année. Chacun continue à se battre de sa façon. C’est un plaisir, une joie pour nous la famille, parce que c’est prouver que les rêves de papa, sont en train de se réaliser, par ce qu’il avait dit qu’on le connaîtra qu’après sa mort. Donc trente ans après sa mort, le n’ko est informatisé dans la salle, actuellement tous les téléphones Tecno qui sont là, le n’ko est instauré, il suffit juste de le télécharger le système, tu peux écrire ton répertoire, tes messages, sur Facebook, tous les réseaux sociaux, tu peux faire des recherches en n’ko. Tout ceci s’est passé à son absence. Pour nous, c’était un prophète, car tout ce qu’il a dit, s’est réalisé », témoigne notre interlocuteur.
Après soixante ans, nombreux sont les centres d’apprentissage de n’ko, qui sont aujourd’hui un moyen d’insertion social : « cette écriture connaît aujourd’hui un parfait développement dans le numérique, grâce à cette technologie, le numérique est une opportunité permettant à tous d’apprendre le n’ko quelle que soit sa position géographique. Aujourd’hui, une tablette pour le n’ko est conçue en Guinée par l’entreprise Continental Soft », a témoigné Mohamed Souaré, expert en développement d’applications mobiles, électronicien des appareils mobile, aussi l’initiateur de ladite entreprise.
De tous les progrès, il est à savoir que le n’ko progresse nonchalamment à l’échelle nationale, c’est pourquoi l’héritier invite l’Etat à un suivi.
« Le n’ko n’a besoin qu’une décision politique, parce que quand vous partez en Guinée profonde, vous ne verrez aucune personne qui n’écrit pas le n’ko. Tout le monde l’écrit et le lit. Mais, nous ne pouvons pas imposer le n’ko à l’Etat Guinéen, le n’ko n’attend que cette décision politique pour l’intégrer au moins dans la faculté des langues. Il est enseigné partout dans le monde, en Guinée, on n’apprend nulle part, mais ne se reste que la faculté des langues de Conakry l’enseigne. Nous allons poursuivre le combat, parce que c’est engagé et on se n’arrêtera pas, car les blancs viennent apprendre se savoir, ils apprennent les chansons, les cantiques… ».
Kanté Mariam