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A Accra, le discours qui déstabilise Macron (Tribune)

Face à Macron, le président Ghanéen Nana Akufo-Addo a tenu un discours  sublime, juste et responsable qui mérite d’être salué. Il est donc à lire, relire et faire lire. Parce que le politique est au cœur de nos vies et de nos cités.  Mais aussi les  mots peuvent changer le monde. Par ailleurs, les mots sont des engagements. Et enfin parce qu’il reste encore de belles causes à défendre.

 À qui sont destinées ses vérités ?

Sans doute, les vérités prononcées par Akufo-Addo  sont destinées primo à ses homologues africains. Secundo, les dirigeants Européens sont aussi concernée,  et surtout la France. Car, elle a lié son sort à celui  d’une classe dirigeante qui n’hésite pas à spolier l’essentiel de ce dont leurs peuples ont besoin.

Toutefois, ces rappels ne doivent pas servir à dispute. Le sujet est trop sérieux et lourd. Doublement. Par le danger que représente l’ordre géopolitique établi. Par la gravité de la question sur l’avenir du continent africain.

Rejet de toutes les formes d’un colonialisme latent

S’inscrivant dans la logique de rupture prônée par la nouvelle génération,  Akufo-Addo  rappelle en substance ce qui suit :

Il est temps que les africains cessent de conduire leurs politiques sur la base de ce que souhaitent l’Union Européenne ou la France.

Soixante (60) ans après les indépendances, il est temps que les africains financent eux-mêmes  leur éducation et leur santé.

Il est urgent de rompre avec la mentalité de l’assistanat et de mendiants éternels.

L’énergie de sa jeunesse qu’elle perd dans la quête d’un ailleurs, doit être investie sur le continent, en lui offrant des perspectives réelles.

Les gouvernants africains doivent s’astreindre à une gouvernance rigoureuse et faire de la reddition de compte leur cheval de bataille.

Un discours historique

Oui en fin, un président africain ose dire les quatre vérités à Macron. Lui qui s’est tout permis à Ouagadougou. Il comprendra d’avantage que l’Afrique n’a rien à attendre de l’occident qu’elle ne peut s’offrir à elle-même. Alors, à l’image du <<I have a dream>> de Luther King, du <<Yes we can>> de Barack Obama…. le discours de dignité prononcé par Akufo-Addo devant Macron  fera date pour l’éternité.

Par Amadou Tidiane Barry, acteur de la société civile.

Contact : (00224) 628-827-410/ e-mail : barrytidiane2012@gmail.com

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