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Grève des enseignants : l’absence de l’Etat, donne le pouvoir aux élèves dans les rues de la capitale (Analyse)

On ne le dira pas assez, l’autorité de l’Etat est en berne sous le règne d’Alpha Condé. Chacun y va de son humeur et de ses problèmes personnels pour en faire une préoccupation nationale en déversant sa colère dans la rue avec des conséquences sur la quiétude sociale.

Après la menace du Président de la république contre les dissidents du SLECG, une menace dont l’effet a fait tache d’huile avec  l’accalmie qui a régné  dans le système éducatif, la semaine qui a suivi, caractérisée par  la reprise progressive des cours, ce début de semaine semble faire revivre la terreur des manifestations précédentes au début de l’annonce de la grève par les  mêmes dissidents.

Ce lundi, les rues de Conakry se sont embrasées, envahies par des élevés et badauds, qui y règnent impunément en maitre absolu.

L’absence de l’Etat, a amplifié la psychose et provoqué l’effet domino qui a atteint des écoles privées, de passage, contraintes à leur tour de fermer.

La sortie d’un groupe de dissidents qui accusent Aboubacar Soumah de corruption et de trahison, a remis sur la place publique au cœur du débat national, un sujet que beaucoup de rédactions semblaient avoir rangé dans les tiroirs.

Des contractions suscitées dans les débats entre les accusés et les accusateurs, ont attiré l’attention de l’opinion et les élèves qui étaient coupés de ces genres de messages s’en sont bien abreuvés et ont repris leur exercice favori, celui de se faire entendre par la violence.

A cette allure, le «rebelle » passe pour un héros avec qui le dialogue est indispensable, car le gouvernement ne semble pas avoir de solution permettant aux autres enseignants, qui semblent plus nombreux de s’acquitter de leur devoir d’enseigner.

En attendant, ça turbide et l’impératif de faire régner la quiétude apparait indispensable, même s’il est permis de douter avec un Etat qui manque d’autorité

ML Cissé

 

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