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Lutte contre le viol des filles mineures à Conakry : le REFAMP affûte ses armes

D’après le constat du Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-G), près de 250 cas de viol de filles mineures sont signalés chaque année dans le pays.

C’est pourquoi, le réseau entend désormais s’attaquer à ces questions récurrentes de viol dont sont victimes ces filles mineures dans les cinq communes de Conakry et au KM36 par extension.

L’ONG l’a fait savoir à travers une conférence de presse animée ce mercredi, 06 décembre à la maison des journalistes par sa présidente, Dr Makalé Traoré.

Au cours  de cette rencontre avec les hommes de médias, le REFAMP-G a largement communiqué sur les objectifs  de  son projet intitulé : ‘’Projet de séminaire de mobilisation sociale  dans les cinq communes et au KM36 des femmes pour la lutte contre le viol des filles mineures’’  qui se déroule du 06 au 13 décembre. Il sera placé sous le thème ‘’ La case de veille des femmes  dit Stop  aux viols des filles mineures’’.  

 «Nous ferons le lancement ce jeudi au gouvernorat de la ville de Conakry, et ce projet nous permettra d’informer et de sensibiliser les habitants de ces lieux et leur indiquer que  ce fléau est en train de prendre une proportion importante dans nos sociétés. Il faut qu’on le bannisse à tout prix», a-t-elle déclaré.

Pour y parvenir, le réseau appelle la presse à se joindre à lui dans cette bataille. Il estime être en train de se battre pour une cause noble. «Les médias doivent aussi activement participer à ce projet de mobilisation sociale contre les viols perpétrés sur les filles mineures dans nos sociétés et qui  y deviennent récurrents. Il faudrait que ça cesse obligatoirement», a martelé la présidente du REFAMP-G.

Une des membres de ce réseau a d’ailleurs expliqué que si ce fléau persiste dans le pays, c’est parce que les auteurs ne sont pas punis conformément aux lois en vigueur. «C’est l’impunité cultivée par le gouvernement guinéen à travers son ministère de la justice  qui fait que ces viols sur les filles mineures sont  constamment  enregistrés à travers le pays. Il faudrait que la justice fasse son travail dans la plus grande rigueur afin que ces crimes odieux cessent dans nos sociétés», a-t-elle suggéré.

La Présidente du REFAMP-G nous confie qu’un mémorandum portant sur su le sujet de viol de filles mineurs sera remis le 13 décembre 2017 à l’Assemblée nationale  en présence du ministre de la justice, garde des sceaux.

Hassane Kolié pour mosaiqueguinee.com

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