Depuis l’arrêt du transport des échantillons de bauxite de la filiale de EGA dans la préfecture de Boké, les désormais anciens travailleurs de GAC et de BECOP , appelés les flagman, réclament inlassablement leurs dus.
Ce mardi, 05 décembre 2017, la société BECOP avait prévu le règlement définitif des montants aux travailleurs qui réclament 8 mois de salaire, en présence des autorités de la commune urbaine de Boké.
Ironie du sort, le montant proposé par l’employeur: un million deux cent trente-cinq mille francs guinéens (1.235.000GNF) a été rejeté par les travailleur, car ils l’estiment dérisoire et donc inacceptable.
Comme annoncé dans un de nos articles, ils sont 42 Flagman (agents éclaireurs) que la société GAC a mis à la disposition de la sous-traitance avec la société locale BECOP.
Comment en est-on arrivé là ?
Mamadou Oury Bah, PDG de BECOP qui ne nie pas la situation des flagman, explique : « moi, je suis fils de la localité, je ne peux pas contribuer à nuire les jeunes de Boké et ma société est très respectueuse des lois ; que ce soit en matière de taxes ou de traitement. Pour le cas de l’arrêt de transport qui impacte négativement les travailleurs que GAC nous a confiés, nous avons été surpris de l’information sans préavis que nous avons reçue, nous annonçant la suspension. Nous avons fait savoir toute notre inquiétude face aux dispositions à prendre pour régulariser les travailleurs, mais c’est GAC qui n’a pas une position tranchée. Il ne nous dit pas si le transport est arrêté ou suspendu. ».
Pour ce qui est de la loi relative à l’indemnisation des travailleurs, le PDG de BECOP précise : «nous, nous sommes prêts à payer à condition que GAC s’engage à nous rembourser».
Il ajoute que sa société compte verser 1.235.000GNF à chacun des travailleurs, ce qui, d’après lui, représente les versements de la cotisation sociale et les primes des 25 jours de congé par mois.
Inacceptable, selon les flagman qui ont, à l’unanimité, refusé cet argent devant les autorités de la commune urbaine. Ils arguent que c’est une violation de leur droit.
Côté GAC, la Directrice Générale dit avoir demandé à BECOP de gérer ce problème selon la loi et de lui rendre compte. Contactée au téléphone, Mme Aissata Béavogui se veut rassurante : « nous avons fait une réunion et je puis vous assurer que nous traitons cette question avec toute l’intelligence et une solution sera trouvée le plus vite possible, car notre entreprise se veut responsable face aux communautés. »
Une rencontre est prévue le jeudi prochain à Boké avec les différents acteurs que sont GAC, BECOP, les travailleurs et les autorités communales et l’inspection du travail.
Abdoulaye KEITA