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Communales/Siguiri et les partis politiques : la nécessité de couper le cordon (Opinion)

(Ceci est l’expression d’une opinion) Une séquence importante de l’avenir de SIGUIRI se jouera au cours des élections locales prochaines. Autrefois appelée la capitale de l’actuel parti au pouvoir aujourd’hui la ville de SIGUIRI semble avoir une maturité Politique et une dose d’éveil de conscience très satisfaisante.

Il est temps de donner une nouvelle dynamique à la préfecture de SIGUIRI , d’apporter des solutions fiables et justes aux problèmes des SIGUIRIKAs, en dehors des fausses promesses politiciennes et électoralistes, dans tous les domaines, les infrastructures, les mines, les travaux publics , l’énergie, la Santé, l’emploi des jeunes et surtout L’éducation .

Fini le mensonge, la démagogie, la tromperie…L’heure est arrivée où il faut agir en toute vérité avec et pour les SIGUIRIKAs.

Pouvait-il en être autrement quand on voit la déchéance morale qui gangrène notre pays en général et SIGUIRI de façon particulière ?

Pouvait-on attendre et espérer mieux de responsables politiques qui achètent des voix d’électeurs pour se faire élire?

Depuis les années 1990, à l’instar des autres préfectures, le rôle de la ville de SIGUIRI était déterminant sur l’échiquier politique guinéen après l’accession du pays au multipartisme. La ville sera à plusieurs reprises le lieu de déclic aux achoppements politiques jusqu’à être caricaturée comme une terre de violence et d’opposition aveugle au deuxième régime.

Chose qui a eu des conséquences dévastatrices sur le développement de cette préfecture, elle a subit toute sorte d’isolements, d’autarcies et d’humiliations. Honorable Sekou SAVANE, Feu El hadj NamoryKoumba Magassouba (paix à son âme) et d’autres savent de quoi je parle.

A défaut d’une réelle structure politique, SIGUIRI est un territoire qui façonne les élites démocratiques. Un territoire considéré comme le lieu de vie des catégories sociales hétérogènes qui font émerger l’informel, une terre d’accueil, d’hospitalité et d’avenir.

Au terme de la campagne électorale pour les prochaines élections locales, on ne peut s’empêcher de poser ces interrogations : Va-t-on vers une autre configuration politique et électorales de SIGUIRI ? Les partis politiques , seraient-ils en perte de vitesse dans cette préfecture ? Les élections locales du 04 février prochain annoncent pour ainsi dire le printemps de mandinbêrê. Non dans les rues, mais dans les urnes.

Au regard de toutes les observations, il ressort que la candidature indépendante pourrait avoir une percée significative à SIGUIRI dans ces élections,  chose qui traduirait bien le désaveu de toute la classe politique et même ceux qui s’attribuent cette préfecture comme bastion électoral. La grande satisfaction est que ce ne sont plus des partis qui sont mis en avant, mais le profil du candidat, son interaction sur le terrain et surtout l’intérêt du peuple. En effet, le choix des candidatures pour les élections locales a, sans aucun doute, révélé le fossé entre la base et les partis classiques à SIGUIRI.

Des choix mal compris et pas acceptés par les citoyens, il te suffit juste de parcourir ces différentes listes des partis politiques surtout le parti  « LOUB» pour être frappé par la déception, le découragement et l’amertume.En lieu et place d’une concertation plus large qui s’imposait, et qui aurait permis de trouver les meilleurs candidats mais la démocratie semble être devenue la chose la moins partagée dans l’essentiel de ces formations politiques.

Toutefois, ce n’est pas le positionnement des indépendants qu’il faut retenir à l’issu de ces élections locales , mais plutôt un certain éveil de conscience de la population de SIGUIRI surtout la couche juvénile . Une population qui ne suit plus aveuglement les décisions des instances politiques et qui ne demeure plus la chasse gardée de quelqu’un . Un électorat qui a envie de changement et qui a conscience que le véritable développement communautaire passe par son choix et son vote. Le « printemps de Mandinbêrê » s’annonce certainement pour les prochaines élections et qui pourrait être un déclic pour l’ensemble du pays. Rien n’est joué d’avance, les « calculs » politiciens pour les prochaines échéances électorales devront désormais prendre en compte des besoins et aspirations des populations.

les SIGUIRINKAs doivent comprendre les enjeux et les impacts de ces élections locales sur leur vie car Personne ne viendra changer votre localité à votre place, si vous ne prenez pas l’initiative vous-même. Vous ne devez plus être des suivistes aveugles ou attendre des messies  pour régler vos problèmes au quotidien. Seuls des projets de société bien ficelés et qui se fondent sur les réalités de la localité peuvent changer votre vie et l’image de SIGUIRI.

Dorah Aboubacar KOITA

Juriste et Activiste de la Société civile

Aboukoita@gmail.com                

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