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Grève des enseignants: « La grève continue tant que nos revendications ne sont pas satisfaites », dixit Oumar Tounkara

Pratiquement, la crise qui paralyse l’éducation guinéenne est loin de connaître son épilogue. Après deux jours d’intenses négociations entre le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et le gouvernement, la position du syndicat à l’origine de la grève reste et demeure statique, malgré la volonté dont ont fait montre les autorités gouvernementales pour contenir cette crise, rabâche-t-on côté pouvoir.

Invité  dans l’émission les Grandes Gueules (GG) de nos confrères de la Radio Espace FM de ce vendredi, 02 février 3018, le deuxième vice-président et chef de la délégation du SLECG pour les négociations est largement revenu sur ces négociations.

Dans son intervention de circonstances, Oumar Tounkara martèle que la grève continue jusqu’à la satisfaction des revendications du SLECG.

«La grève continue tant que nos revendications ne sont pas satisfaites et nous demandons aux enseignants de rester à la maison, tant que le général Aboubacar Soumah ne fera pas une déclaration demandant aux uns et aux autres d’aller en classe. La grève est maintenue et elle va concomitamment avec les négociations », a-t-il précisé.

Parlant de le suspension de la grève à l’effet de permettre à l’Etat de souffler un peu et de mûrir les choses, le SLECG est catégorique. Plus question maintenant de donner le temps à ce gouvernement qui n’a pas tenu parole après la première suspension de la grève à la fin de l’année dernière, dit-il. Pour le SLECG, le gouvernement a épuisé la confiance qu’il avait pour lui. Conséquence, il reste droit dans ses bottes.

«Il y’a un déficit de confiance entre les enseignants et les dirigeants, par l’intervention des religieux nous avons observé deux mois de trêve cependant, ces deux mois de trêve n’ont rien donné. Si le gouvernement a la volonté de répondre à nos revendications, je crois, ce serait chose faite. Donc, nous n’allons pas sacrifier notre intérêt en allant de trêve en trêve. C’est un  préalable indiscutable.  S’il y avait la confiance, on aurait dû patienter, mais nous savons, plus nous attendons, plus des stratégies seront montées pour faire capoter la chose, alors c’est maintenant ou jamais », a-t-il insisté.

A ce stade, l’on voit que la donne se complique et tous les regards sont désormais tournés vers l’État qui a la solution au problème, surtout que la position du SLECG demeure inchangée.

 

Affaire à suivre.

 

 

Alhassane Fofana

 

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