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Inhumation de Boubacar Sidy Diallo : « En Guinée, quand un agent des forces de sécurité tue, il bénéficie d’une promotion » (Cellou Dalein Diallo)

Le nombre sans cesse croissant de victimes humaines dans les rangs de l’opposition, à l’occasion des manifestations politiques depuis l’avènement du régime d’Alpha Condé, continue de mettre hors de lui le leader de l’UFDG.

A la faveur de la procession funèbre de ce lundi 05 mars en vue de l’enterrement de Boubacar Sidy Diallo, récemment abattu à Conakry, au quartier Dar-Es-Salam, El Hadj Cellou Dalein Diallo, a laissé éclater sa colère, dénonçant au passage l’impunité dont bénéficient les auteurs de ces crimes.

Pour lui, les gens ont des difficultés à croire comment est-ce qu’un policier ou un gendarme peut abattre un citoyen guinéen sans que jamais une enquête ne soit diligentée, et qu’aucune sanction administrative ne tombe à l’endroit du ministre ou des responsables de police ou de la gendarmerie.

Au Sénégal, renchérit Cellou Dalein, un policier a été suspendu et traduit devant la justice parce qu’il a giflé un citoyen.

« En Guinée, quand un agent des forces de sécurité tue, il bénéficie de promotion, ses chefs bénéficient de grades, on n’interpelle personne pour lui demander dans quelles circonstances le citoyen, s’il appartient à l’opposition, a été tué. Aujourd’hui, ces assassinats ciblés ont conduit à la mort de 90 personnes, et lorsque je suis à l’extérieur, quand j’explique à des personnalités qu’on a eu autant de morts et qu’il n’y a pas eu la compassion du gouvernement, pas de justice pour eux, ils ont des difficultés de croire comment est-ce qu’un policier ou gendarme, peut tuer un citoyen guinéen sans que jamais une enquête ne soit diligentée, sans qu’une  sanction administrative ne tombe à l’endroit du ministre ou des responsables de la police et de la gendarmerie », a dégainé le leader de l’UFDG.

Et de poursuivre : « Mais nous sommes dans quel pays ? », s’est-il indigné, tout en s’interrogeant par la suite, ‘’si ces gens-là, sont des humains ‘’ ?

« En Afrique, où il y a la solidarité humaine, lorsqu’un malheur arrive à ton prochain, même si vous n’avez pas la responsabilité de sa sécurité, vous venez compatir. Mais ce gouvernement n’a jamais eu la moindre compassion lorsqu’il s’agit des militants de l’opposition ou d’un citoyen de Ratoma. On ne peut plus accepter ça, restons mobilisés, la solution, c’est le départ d’Alpha Condé et non de prendre des armes », a déclaré le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo.

Il faut noter que selon des informations données par Cellou Dalein, Boubacar Sidy Diallo, est la cinquième victime abattue par les forces de sécurité guinéennes, en trois semaines.

 

 

Alhassane Djigué

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