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Affaire bouillons impropres à la consommation : nouvelle sortie de Tiegboro qui remet en cause la sincérité des données du ministère

Il y a quelques années, le ministre du Commerce, Marc Yombouno, et le Secrétaire général à la Présidence chargé des services spéciaux, de la lutte contre la drogue et le crime organisé, colonel Moussa Tiégboro Camara, mutualisaient leurs efforts contre la prolifération de la chicha en Guinée.

Mais aujourd’hui, plus rien ne va entre les deux responsables, opposés dans la lutte contre la prolifération des marques de bouillon impropres à la consommation.

Après une enquête, dit-on, les services du colonel Moussa Tiégboro affirment avoir détecté seulement neuf marques propres à la consommation sur les 93 recensées.

Ce qu’a démenti le ministre du Commerce, qui donne son chiffre. Selon Marc Yombouno, il y en a 23.

Dans la soirée du lundi 1er mai, notre rédaction a obtenu une contre-réaction du Colonnel Moussa Tiégboro Camara, qui n’est pas allé du dos de la cuillère pour défendre son travail, fustiger le comportement du ministre du Commerce et remet en cause les données fournies par ce dernier.

Lisez…

«Il a fait l’analyse là où? En tout cas, ce n’est pas dans les laboratoires de Conakry. C’est une bassesse, moi je ne vais pas le contredire. Nous, nous avons fait nos analyses dans un laboratoire qui est validé par la CEDEAO. Il faut demander, si leur laboratoire est crédible, pourquoi il n’ a pas informé le public guinéen comme quoi ce sont les 23 marques qui sont bonnes pour la consommation, si c’est vrai dès s au début. Es ce qu’il l’a fait?

On a fait un communiqué pour demander à tous ceux qui ont des documents d’exportateur qui sont en règle avec le ministère, de venir nous déposer les documents. Seuls 15 sont venus.
Nous avons demandé au ministre du Commerce de nous donner un répertoire des exportateurs et il nous dit qu’il n’en n’a  pas.
Avant d’importer, il faut nécessairement une autorisation d’importation et c’est  seul le ministère du Commerce  qui a cette obligation. Et c’est lui-même qui a droit aussi de donner le certificat de mise en consommation. Le travail que nous faisons là c’est pour les aider. Après ces analyses, moi je lui ai transmis les résultats.

Aissata Barry

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