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Plainte contre les opposants, cadre de dialogue… : la justice aux ordres, le Président contrarie-t-il son serment ?

Il y a très longtemps, on le murmurait, on se le susurrait dans les arcanes interdits aux critiques, les adversaires politiques et les acteurs de la société civile par contre, en public, l’ont dénoncés et regrettés, malgré tout, on y avait des doutes, à cause des réformes, il faut le reconnaître engagées par les autorités judiciaires en vue de qualifier la justice.

Il apparaît aujourd’hui évident, en tout cas pas l’ombre d’en douter assez, que la justice, c’est bien Alpha Condé. Il l’utilise hélas au gré d’un compromis politique à issue incertaine, sinon au gré des humeurs bellicistes d’une catégorie politico-sociale qui donne de la voix à travers la rue.

La dernière attitude annoncée du Président, celle de faire annuler la plainte contre des opposants, n’a rien de différent de la démarche du General Lansana Conté, dans les temps, qui a été sortir de prison son ami Mamadou Sylla, président de Futurlec.  

Des comportements jugés surannés qu’on ne pouvait imaginer sous le règne d’un président démocratiquement élu dont la rigueur vantée a été l’un de ses meilleurs atouts pour son élection.

Tout cela semble illusoire, avec des actions captieuses pour une gouvernance de compromis qui donne l’impression de l’expression d’un aveu d’impuissance avec une gestion approximative caractérisée par le laxisme et l’impunité reconnues aux indélicats, tout cela au préjudice de la bonne gouvernance.

Pour ne pas faire de tort à la mémoire, l’année 2018, les 4 mois de cette année pour être précis, suffisent pour résumer parfaitement ce qui a été la gouvernance sous le régime du titulaire d’un PH-D en droit.

De la gestion de la grève syndicale, à la gestion des manifestations de l’opposition, des discours haineux tenus de partout, des outrages aux magistrats, jusqu’à cette annulation de la plainte contre des opposants, il faut le rappeler, appelés simplement par la justice pour répondre aux accusations portées contre eux, le faîte de la gouvernance par compromis d’ailleurs, le Président, semble s’embourber sous l’effet des pesanteurs politiques.

En attendant que le comité de suivi, auquel il est intimé, sous l’effet d’autres pressions, de revenir sur les résultats des élections communales, on peut difficilement rétorquer aux activistes qui accusent le patron de l’exécutif de parjure.

Pas besoin de se triturer les méninges pour soutenir l’accusation, et balayer la circonstance atténuante, l’argument à portée de mains à opposer à l’accusation.

Lamine Mognouma Cissé

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