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2ème édition de la Nuit des médias guinéens : Discours du DG de Wassolon Agency Communication

Pour la deuxième fois consécutive, la structure Wassolon Agency Communication (Wac) a organisé une Grande nuit pour célébrer la journée internationale de la liberté de la presse.

Voici le discours de bienvenue de M. Aboubacar Diallo, Directeur Général de Wassolon Agency Communication.

D’abord, je voudrais ici vous dire Merci à vous tous, d’être venus nombreux à cette cérémonie qui nous mobilise ce soir, c’est le signe de l’attention et de l’intérêt que vous portez aux initiatives et actions de notre structure, mais aussi et surtout à la cause de la presse guinéenne et des hommes et femmes qui animent celle-ci.

La journée internationale de la liberté de la presse, qui passait sous silence dans notre pays, en dehors des reprises et commentaires faits des déclarations classiques comme celle de RSF, est depuis deux ans, l’occasion de rencontres et de cérémonies de réjouissances d’envergure dans notre pays, il y a lieu de s’en féliciter et de saluer l’action de tous ceux qui y ont contribué.

Monsieur le Ministre d’Etat, conseiller personnel du Chef de l’Etat ;

Distingués invités,

Chers confrères,

En cette journée internationale de la liberté de la presse, l’occasion est opportune pour nous journalistes, animateurs culturels, techniciens de tout genre, de questionner l’exercice du métier qui est le nôtre, de questionner les lois encadrant celui-ci, de questionner notre condition humaine, en vue de savoir sous quels auspices envisager l’avenir à la fois du métier que nous exerçons, celui des médias au sein desquels nous évoluons, et celui des professionnels de médias que nous sommes, à court et moyen terme.

A propos, le rapport 2018 de RSF qui est assorti d’un classement sur l’état de la liberté de la presse dans le monde, où notre pays, a enregistré un recul de 4 places par rapport à l’année dernière, mérite toute notre attention et interpelle notamment les autorités publiques et la classe politique dans son ensemble.

S’il est vrai qu’en Guinée, aucun journaliste n’est emprisonné, les délits de presse, étant dépénalisés au terme de la loi L02 portant liberté de la presse, il n’en demeure pas moins que nombre de journalistes et de médias pour lesquels ils travaillent, ont été dernièrement l’objet de menaces de mort, de tentatives d’assassinats, d’agressions physiques, d’attaques barbares de la part de militants politiques zélés, mais aussi de poursuites judiciaires parfois à cause de leurs opinions ou d’enquêtes journalistiques, quoique rondement menées.

D’autres voix plus autorisées que la mienne, sauront citer les cas qui ont marqué les esprits cette année, une fois à cette tribune.

Il convient d’y ajouter, les rapports tendus, à la limite, conflictuels que les médias guinéens notamment les radios libres, ont eu entre la fin d’année 2017-début 2018, avec le président Alpha Condé et son administration, au pic d’une grève syndicale, toute chose qui aura conduit à la fermeture de plus d’une radio, pour non-paiement d’arriérés de redevances dues à l’ARPT et non renouvellement des licences.

Ces situations et d’autres, telle la grande fragilité des médias de notre pays, qui peinent à devenir des entreprises de presse, à cause de la quasi-inexistence d’un marché publicitaire, n’ont pas permis un plus grand rayonnement de nos médias.

Toutefois, il est par ailleurs de notre devoir, lorsque l’occasion en est opportune, de dire et de reconnaitre nos propres insuffisances, les errements et autres manquements à l’éthique et à la déontologie dont plus d’un d’entre nous se rend coupable, consciemment ou inconsciemment, dans l’exercice du métier dans notre pays.

C’est le lieu de saluer ici le travail assidu mené depuis des années par le Syndicat de la presse privée de Guinée, pour enfin doter notre pays d’une convention collective, histoire de mieux encadrer la pratique journalistique dans notre pays.

A propos de la cérémonie qui nous mobilise ce soir et qui est un concentré de l’utile et de l’agréable, il faut dire que le contenu n’a pas fondamentalement changé. Outre le panel que nous proposerons tout à l’heure et qui traitera du thème que nous avons choisi cette année ‘’ Les médias guinéens face au double défi des mutations numériques et de la responsabilité sociale’’, il y a un documentaire de 13 mn que nous avons réalisé et qui traite de la question de la convention collective, tout ceci entrecoupé d’intermèdes musicales et de prestations de nos valeureux comédiens.

Et pour le bouquet, nous remettrons six (6) PRIX, première fournée de récompenses plus étendues, l’espérons-nous, l’année prochaine.

Nous ne saurons clore cette intervention, sans remercier du fond du cœur tous ceux qui de près ou de loin, financièrement, matériellement, ont soutenu notre action. Mention spéciale à GBM, notre sponsor traditionnel, à M. Ibrahima Kalil Kaba, directeur de Cabinet de la présidence de la République, à M. Lamine Cissé, DG de l’ANAIM, à M. Ansoumane Kaba, PDG de Guiter SA, à M. Aboubacar Makhissa Camara, Directeur National des Impôts.

Sur ce, au nom de toute la structure Wassolon Agency Communication, nous vous souhaitons la bienvenue en ce 03 Mai 2018, à Noom Hôtel, à cette 2ème edition de la Grande soirée des médias guinéens.

Bonne fête à tous et à toutes !

Je vous remercie !

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