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Cour Commune de Justice et D’arbitrage D’Abidjan : des avocats guinéens formés à son mode de saisine

Comment saisir la Cour Commune de Justice et D’arbitrage D’Abidjan ? Cette question était au centre d’une formation à l’intention des avocats guinéens ce samedi à la Cour d’Appel de Conakry.

La formation est organisée par la Commission  Nationale OHADA de Guinée en collaboration avec les jeunes avocats. L’objectif était  d’améliorer les connaissances de ces avocats sur le mode de saisine de la Cour Commune de Justice et D’arbitrage D’Abidjan. Ils sont près d’une cinquantaine,  à y participer. Selon le président de la commission nationale OHADA de Guinée, cette remise à niveau des hommes en robe noire part d’un constat.

«La plupart des pourvois en cassation, exercés au niveau de la Cour Commune de Justice et D’arbitrage D’Abidjan et provenant de la Guinée, sont déclarés irrecevables. Même si le plaideur a raison sur le fond du droit, mais déjà la forme est vicieuse. Parce que quelque part, les avocats n’ont pas su engager la procédure comme elle se doit», a dressé Pierre Lamah

Pour corriger cet écart de compétence, la Commission  Nationale OHADA de Guinée et les jeunes avocats ont sollicité un magistrat référendaire de la  Cour Commune de Justice et D’arbitrage D’Abidjan.

«Il est question d’échanger avec les avocats de Guinée, sur comment saisir la Cour Commune de Justice et D’arbitrage de manière efficace. Comment est-ce qu’on doit articuler les moyens de cassation dans un recours en cassation ? Ce qu’il faut faire, et ce qu’il ne faut pas faire afin que chacun puisse diligenter utilement la procédure», a expliqué Me Jérémie Wannbo

la profession d’avocat n’est en marge de l’évolution du monde. C’est pourquoi indique le président des jeunes avocats de Guinée, l’autre objectif assigné à cette formation est de mettre les avocats guinéens en général et les jeunes en particulier au même niveau d’évolution que ceux d’ailleurs.

«Pour ne pas que nous soyons en retard par rapport au développement dans le domaine juridique, et surtout particulièrement le domaine des affaires, nous avons jugé utile l’organisation aujourd’hui de cette formation, pour pouvoir non seulement améliorer nos connaissances, mais aussi pour donner une formation initiale à nos jeunes confrères qui n’ont pas encore eu la chance de développer certaines expériences en la matière», a ajouté Me Sékou Traoré.

Le président de l’ordre des avocats de Guinée, était présent à  la rencontre. Me Mohamed Traoré estime qu’au sortir de cette formation, les avocats seront davantage édifiés sur la procédure de saisine de la CCJA.

Sékou Diatéya

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