A LA UNE

Le syndicaliste Sidiki Mara a passé une nuit en garde-à-vue pour «incitation à la révolte» : première réaction de ses avocats

Arrêté dans sa chambre d’hôtel à Boké, où il était en mission de travail, et conduit au PM3 de Matam, à Conakry, le Secrétaire Général de l’Union Générale des Travailleurs de Guinée (Ugtg), a été aussitôt été transféré a l’ECO3 de Matam où il a passé sa première la nuit dernière en garde-à-vue.Me Zézé Kalivogui, son avocat, qui a confirmé cette information tard la nuit,  est brièvement revenu sur les charges qui pèsent contre  son client et soulevé des inquiétudes liées à l’état de santé de ce dernier.

«On l’accuse d’incitation à la révolte, et c’est le motif sur lequel il a été entendu. Mais Là, c’est vraiment encore flou, parce qu’il a été arrêté dans des conditions assez floues. C’est à 3 heures du matin qu’on se rend dans son hôtel à Boké pour  l’enlever. Donc jusqu’à preuve du contraire, on ne sait pas encore de quoi il s’agit en dehors de l’explication qu’il m’a donnée. C’est pourquoi, très tôt ce lundi matin, nous allons nous rendre là-bas, pour savoir sur quel pied danser parce que c’est une procédure illégale et injuste. Si nous restons sur le terrain strict du droit, franchement, il doit être libéré», a déclaré son avocat.

L’avocat s’inquiète des conditions de détention de son client, dont l’état de santé serait un peu défaillant.

 «Ce qui m’inquiète en ce moment, c’est son état de santé. Il a une maladie, il s’étouffe souvent, maintenant si on l’enferme dans un endroit de ce genre, cela devient un peu inquiétant. Et je souhaite que cette garde-à-vue ne dure pas assez  longtemps. Mais, quand on voit les circonstances de son arrestation, tout est parti du gouverneur, qui semble dire qu’il a reçu un ordre. C’est pourquoi je dis qu’il a été enlevé dans des circonstances assez troubles, mais nous saurons tirer tout cela au clair dès ce lundi», a-t-il ajouté.

 A noter que pour la défense du syndicaliste, un autre avocat s’ajoute à Me Zézé Kalivogui afin de pouvoir prouver, dit-on, son innocence.

Affaire à suivre.

Alhassane Fofana

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*

To Top