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Déguerpissement à Kaporo : confidences de citoyens, prise à partie de notre reporter, retour sur des péripéties inédites

Le quartier Kaporo situé dans la commune de Ratoma a connu une matinée très mouvementée ce mercredi, 09 mai 2018. Une situation qui a résulté du déguerpissement d’une zone qui a automatiquement provoqué une colère noire chez des jeunes « incontrôlés » qui ont par la suite empêché toute circulation d’engins roulants pendant un bon bout de temps.

Confidences de quelques citoyens croisés sur les lieux

Les buvettes, gargotes et autres lieux de vente de bois, de téléphones et accessoires ainsi que d’autres articles ont-ils mérités d’être déguerpis ce matin? Pour ces buvettes, la réponse pourrait sans surprise être oui!

Selon des visiteurs rencontrés sur place et qui se proclament fidèles clients de cette zone de consommation, toutes sortes de boissons alcoolisées s’y trouvaient en abondance.

Pire ! Selon d’autres citoyens, des chambres de passage où la prostitution se pratiquait de plus bel, y étaient nichées. L’existence même d’un endroit où, dit-on des clients dansaient nus nous a été indiqué par l’assistance. Ce point noir servait de nid de bandits à tel point que le chef de quartier laissait entendre que cette partie de son quartier est plus dangereuse que la Colombie.

« Nous, on ne travaille pas. Quand on reste à la maison, nos parents et nos frères, nous embêtent. Donc c’est ici où l’on vient pour passer notre temps et dissiper nos soucis », nous a confié un jeune dans l’une des pièces détruites.

Un sale temps pour le reporter de mosaiqueguinee.com qui a failli se faire rouer de coups par des jeunes surexcités.

Pendant que notre reporter déployé sur les lieux était en plein exercice de son travail, au moment où les jeunes barricadaient la route, il a subi la colère de ceux-ci. Son seul crime a été celui d’avoir pris des images pour son site d’informations générales. Des attroupements et bousculades naissent, rien n’y était contrôlé.

« – Qui vous a dit de filmer où de prendre des images ici ?

– Je suis journaliste, je fais tout simplement mon travail. Me voici je porte mon t-shirt, j’ai ma carte professionnelle…

– Laissez tomber, nous, on ne connaît pas ça. Ils ont détruit notre lieu de consommation, on va en découdre avec tout.

Ainsi, injures et tohu-bohu prennent le dessus.

– Efface les images sous nos yeux, sinon on confisque l’appareil ! – Retirez son téléphone et écrasez-le par terre ! – Bastonnez-le ! …

Le téléphone retiré, les jeunes qui puaient de l’alcool peinent à accéder au contenu de l’appareil, car  étant codé. Un autre jeune surgit et visiblement plus lucide, récupère le téléphone et fait semblant de le manipuler. 

– Hé, hé, hé ! Je suis parvenu à supprimer toutes les images, dit-il à ses amis. (…) »

Dieu aidant, notre reporter a finalement réussi à se sauver grâce à l’aide de deux de ses confrères et de certains jeunes de bon cœur.

Ces comportements d’un autre âge relancent la problématique de la sécurité des journalistes dans l’exercice de leur métier.

Focus mosaiqueguinee.com

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