Actualités

Crise postélectorale : Comment contenter pouvoir et opposition sans aucune violation de la loi ? (Opinion)

(Ceci n’est pas le travail de la rédaction, c’est une opinion) Le comité de suivi est à bout de souffle. L’opposition menace et brandit son chiffon rouge des manifestations et le peuple, bien que serein, reste inquiet face à une éventuelle reprise des violences et de tueries.

Depuis plus d’un mois pratiquement, les acteurs politiques autour de la table de négociation, peinent à trouver le moindre consensus lié aux 12 circonscriptions dont les résultats font l’objet d’énormes contestations de la part de l’opposition.

Pour les uns, il faut une solution politique négociée pour sortir de l’impasse et pour d’autres, il faut une reprise des élections à ces endroits où il n’y a point de solutions. Mais l’inquiétude est que cela soit en toute conformité avec la loi du pays.

Et pour moi, je propose deux choix tous démocratiques, économes et apaisés sans violation d’une quelconque loi du pays mais qui  respectent l’esprit général de la démocratie et de la loi.

Premièrement : Le tirage au sort

C’est un procédé démocratique qui a existé. Il a été expérimenté dans de nombreuses sociétés démocratiques de l’antiquité et il respecte la volonté de chaque partie.

Il s’agira de procéder à un tirage à la loterie pour chaque circonscription. Le parti qui sera tiré au sort, prend automatiquement la tête de l’exécutif communale et les autres postes seront affectés en fonction du nombre de sièges par chaque formation politique. Ce principe respecte non seulement, la légitimité et la légalité des élus et ne viole en aucun cas la loi du pays.

Deuxièmement : Le Droit d’aînesse

C’est une résolution purement africaine. La sagesse doit commander dans nos démarches. L’Afrique reste attachée aux valeurs historiques et sociales qui fondent son existence.  Il s’agira ici aussi, de trouver le plus âgé des Conseillers communaux pour diriger l’exécutif communale.

Cet exercice de résolution des crises existe. Il suffit pour chaque camp de mettre l’intérêt national au dessus de chaque individu. Avec l’un ou l’autre cas, c’est la Guinée qui gagne. La démocratie sera taillée à notre mesure sans que les lois du pays ne prennent un coup.

La légitimité et la légalité des Conseillers seront respectées et la démocratie expérimentale à la guinéenne servira comme exemple de résolution de crise de cette nature. On sera économe et le pays fera face à d’autres priorités.

J’ose croire que la sagesse commandera dans nos différentes démarches pour le salut de notre chère République.

Par Habib Marouane Camara

Journaliste et Analyste Politique.

Habibmarouanecamara@gmail.com

Commentaires

commentaires

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*

To Top