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Souleymane Traoré (RPG AEC) : «on ne peut pas se développer en étant dans la rue tous les jours»

Souleylmane Traoré, membre du RPG AEC et DN du FER

La suspension de la participation de l’opposition républicaine aux travaux du comité de suivi de l’accord politique du 12 octobre 2016 ne cesse de faire parle d’elle. Dans un entretien accordé à notre rédaction ce jeudi 17 mai 2018, Souleymane Traoré, membre de la délégation de la mouvance présidentielle au sein dudit comité de suivi, s’est prononcé sur cette situation.

Le Directeur national du Fonds d’entretien routier (FER) a aussi abordé avec nous les bisbilles au sein du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (Slecg) et, particulièrement,  la menace de Soumah de déclencher une grève.

«Hier, (mercrediNdlr) nous avons appris avec beaucoup de satisfaction que suite à une médiation entamée par la communauté internationale, l’opposition républicaine revient à de meilleurs sentiments. La démarche de la communauté internationale, qu’il faut saluer d’ailleurs, consiste à faire en sorte que les parties au dialogue ne quittent pas la table de négociation. (…) Pour que nous puissions avancer, il faut que l’opposition comprenne que ce qu’on ne peut pas obtenir autour d’une table, ce n’est pas dans la rue qu’on peut l’obtenir. Nous sommes dans une République, le gouvernement aussi doit jouer sa partition. Le respect de l’ordre public ne se négocie pas à mon sens. (…) On ne peut pas se développer en étant dans la rue tous les jours», a réagi Souleymane Traoré.

Parlant de la crise syndicale notamment le bicéphalisme béant au sein du SLECG et la menace de grève brandie par Aboubacar Soumah pour demander le départ du ministre Damantang Camara, M. Traoré soutient qu’on arrive à des niveaux où certains se permettent tout.

«J‘ai appris l’ouverture d’un congrès d’une faction du SLECG et j’ai entendu M. Aboubacar Soumah dire que si ce congrès se tient au nom du SLECG, qu’ils vont déclencher une grève et exiger le départ d’un ministre de la République. On arrive à des niveaux où on se permet tout et n’importe quoi. Je ne pense pas qu’un syndicaliste puisse penser à avoir le droit de réclamer le départ d’un ministre», a déclaré cet acteur de la mouvance présidentielle.

Mamadou Sagnane

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