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Feuilleton Kassory, crise politique, affaire SLECG : Souleymane Keïta du RPG AEC se prononce (interview)

La fusion des partis GPT de Dr Kassory Fofana, UNR de Boubacar Barry  et PNR de Souleymane Bahficher dans le creuset du parti au pouvoir samedi dernier, ne cesse de susciter des réactions.

Dans un entretien accordé à notre rédaction ce lundi 21 mai 2018, Souleymane Keïta, conseiller à la présidence, chargé des missions, par ailleurs responsable du bureau national de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel, s’est prononcé non seulement sur cette fusion, mais aussi sur la crise  politique et les bisbilles au sein du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (Slecg).

Lisez !

Samedi dernier, trois partis politiques dont le GPT de Kassory Fofana ont fondu dans le RPG Arc-en-ciel. Qu’est-ce qui serait derrière cette fusion ? 

La venue de ces partis le week-end passé pour fusionner avec le RPG Arc-en-ciel, pour nous, c’est le couronnement d’un processus qui a commencé et qui, nous l’espérons, va continuer à recevoir d’autres partis politiques. Notre vision, c’est d’arriver à créer une alternative politique solide, capable de gouverner la Guinée à la satisfaction de tous les Guinéens et qui permettra à toutes les composantes de la Nation de se retrouver dans l’action que nous entreprenons. Nous tendons la main à tous les partis politiques, car notre objectif, c’est d’avoir un parti solide, représentatif de la société guinéenne dans toutes ses composantes, et capable de gouverner ce pays pendant des décennies.

Beaucoup estiment que si Kassory Fofana serait venu au RPG Arc-en-ciel pour assurer un leadership qui manque au parti et se positionner pour être un potentiel remplaçant d’Alpha Condé en 2020. Qu’en pensez-vous ?

Je crois que tout ça relève de questions prématurées, les gens aiment souvent s’attarder sur des faits qui, à mon avis, ne sont pas suffisamment pertinents. Le leadership, il ne manque pas aujourd’hui au RPG Arc-en-ciel. Mais cela ne veut pas pour autant dire que nous voulons vivre à vase clos. Non ! On ne va pas faire de l’autarcie. Tous les cadres qui peuvent apporter un plus et qui croient en notre vision de la Guinée, on les fera venir.

Comment voyez-vous le bicéphalisme ouvert au sein du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) ?

C’est dommage que des structures syndicales d’un secteur aussi important que l’éducation, se retrouvent dans cette situation déplorable. Ce qui serait important, que ces deux franges du SLECG s’entendent pour trouver un bureau consensuel pour le respect de la Guinée au niveau international, mais aussi pour participer de manière active à la construction d’un système éducatif fort.

Surtout que des négociations sont en cours entre ce syndicat et le gouvernement. Nous n’avons pas intérêt à ce que ce bicéphalisme perdure. Il faut que M. Aboubacar Soumah et madame Kadiatou Bah se mettent au dessus des contradictions individuelles et des problèmes d’ego pour regarder en face l’avenir de notre système éducatif.

Après la suspension de participation de l’opposition aux travaux du comité de suivi, les partenaires internationaux s’activent pour ramener mouvance et opposition autour de la table. Qu’avez-vous à conseiller à ces deux entités pour une solution rapide ?

Cette implication de nos partenaires internationaux nous ramène à nous interroger sur notre capacité à résoudre nos problèmes. Je trouve que ce n’est pas normal que nous ne soyons pas capables de trouver des solutions aux problèmes aussi mineures entre nous.

Parlant du contentieux électoral actuel, il y a plus de 340 circonscriptions et il n’y a qu’une dizaine qui sont mises en cause.

Je ne pense pas que cela puisse être un blocus pour l’installation des conseillers communaux qui doivent être mis en place parce que ce sont des leviers de développement importants au niveau desquels il y a des investissements étrangers.

Retarder leur mise en place, ça va avoir un impact sur le calendrier électoral des législatives…. Je demande à la mouvance et à l’opposition d’accepter les résultats sur la base des cadres juridique et institutionnel pour lesquels nous avons tous souscrit.

Interview réalisée par Mamadou Sagnane 

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