Les médias guinéens célèbrent aujourd’hui, 03 mai 2018, la journée internationale de la presse. La structure Wassolon Agency Communication (Wac), qui prépare sa deuxième édition de la Grande Nuit des Médias prévue ce soir à l’hôtel Noom, sous la présidence du Chef de l’Etat, a organisé une série d’activités dans la capitale.
Parmi ces activités, figure cette rencontre d’échanges organisée la veille, à Koffi Annan. Le fondateur de cette université privée a saisi l’opportunité pour donner son opinion sur la presse et la place que celle-ci devrait occuper dans une démocratie naissance comme la nôtre.
«Je voudrais surtout insister sur l’importance de la presse dans sa globalité comme un support essentiel pour la démocratie. C’est pour cela que tous les hommes politiques, tous ceux qui veulent l’avancée de la Guinée, doivent nécessairement supporter la presse, parce qu’il n’y a pas d’avancée sans une presse libre dans un pays qui veut être démocratique. (…) Il est aussi important de dire aux futures journalistes dans un pays où des tensions sont très fortes, qu’ils doivent encaisser des coups de point. Parfois, ça se termine très mal et il y en a qui ont beaucoup de traces sur le visage. Cela fait aussi partie de la formation. Je ne sais pas si on peut leur apprendre à boxer, car cela fait partie du métier. Il y a beaucoup de tensions avec les journalistes dans un pays comme la Guinée, qui connaît une grande instabilité politique, disons sociale », a déclaré l’honorable Ousmane Kaba, fondateur de l’Université Kofi Annan et président du parti PADES.
Dans son dernier rapport annuel sur la liberté de la presse, Reporters sans frontières a classé la Guinée parmi les nations qui ont reculé en matière de protection de cette liberté. Notre pays a été classé 104ème sur 180 nations alors que l’an passé, elle était 101ème.
Marly Sall